Coronavirus : ruinée par la crise sanitaire et par une mauvaise gestion, la Liat dépose son bilan

monde
LIAT
La LIAT dépose son bilan. ©facebook
La crise du coronavirus a montré la vulnérabilité des compagnies aériennes en raison de l’interruption des lignes régulières de transport de passagers. Victime également d'un surendettement pour mauvaise gestion, La LIAT, qui opérait 491 vols par semaine dans 15 pays de la caraïbe, est en faillite.
Victime de la suspension d’activités à cause du COVID19 et d’un surendettement insoutenable à cause d’une mauvaise gestion, la compagnie aérienne régionale la LIAT est en faillite.

Les actionnaires de la société, (les 5 gouvernements de la caraïbe) n’ont pas eu de choix. Lors d’une réunion entre les dirigeants d’Antigua-et-Barbuda, de la Dominique, de Saint-Vincent et les Grenadines, de la Grenade et de la Barbade ont pris la décision de liquider la compagnie aérienne.


Avions et actifs saisis


Il n’y a pas d’argent pour payer les indemnités de licenciement des 700 salaries qui s'élèvent à 94 millions d’euros. D’autres obligations comme l’entretien des avions et les remboursements aux compagnies de leasing pour 7 appareils pendant le confinement ont déjà couté 3,5 millions d’euros.

La LIAT a également été obligée de procéder aux remboursements des billets, ce qui représente 4 millions d’euros.
Trois avions, les seuls actifs de la compagnie, seront saisis par la Banque de Développement de la Caraïbe. La compagnie opérait avant la crise cinq ATR 72-600 et autant de 42-600, de respectivement 68 et 48 sièges.


Les conséquences d'une mauvaise gestion


En 2018, la Banque de Développement de la Caraïbe, basée à la Barbade avait formulé un plan de restructuration pour sauver la compagnie de la faillite. Ce plan n’a jamais été acté.

Les actionnaires ont annoncé la création d’une nouvelle entité, avec moins de salariés et une baisse des rotations. Elle continuera à porter le nom LIAT. La date de la mise en service est pour l'instant inconnue.  

La LIAT opérait 491 vols par semaine dans 15 pays de la caraïbe. Son arrêt va impacter le mouvement de personnes et du frêt sur un réseau d’une quinzaine de destinations – y compris la Guadeloupe et la Martinique. Ses opérations restent suspendues jusqu’au 15 juillet au plus tôt selon son site.