Covid-19 : une nouvelle jauge pour les lieux de culte décidée par le ministère de l'intérieur

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Intérieur d'église
Intérieur d'église (illustration). ©Dimitrisvetsikas1969
2 sièges devront rester libres entre chaque personne ou entité familiale et seule 1 rangée sur 2 sera occupée par les fidèles dans les lieux de culte. Une décision du ministère de l'intérieur (mercredi 2 décembre) en attendant l'évolution des mesures de confinement à partir du 15 décembre 2020. 
La limite des 30 personnes par lieu de culte est révolue. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Darmanin, l'a annoncé dans un communiqué hier soir (mercredi 2 décembre 2020). 

Cette nouvelle jauge "prévoit, pour l’organisation des cérémonies, de laisser libres deux sièges entre chaque personne ou entité familiale et de n’occuper qu’une rangée sur deux"

L'épiscopat a reconnu que cette nouvelle jauge était «réaliste» car «proportionnée à la capacité d'accueil des édifices» et «que bien que contraignante» elle était «applicable» au moins pour les deux prochains dimanches 6 et 13 décembre.
 

La CEF estime que cette mesure proportionnée à la capacité d’accueil des édifices, bien que contraignante, est applicable. Les fidèles catholiques devront donc appliquer cette mesure, en particulier, les deux prochains dimanches 6 et 13 décembre. Nous espérons pouvoir célébrer le grand mystère de la foi dans les églises le 24 décembre au soir, avec le moins de restrictions possibles.

Conférence des Evêques de France. Mercredi 2 décembre 2020.

 
La conférence des évêques avait déposé un référé liberté devant le conseil d'État en fin de semaine dernière et avait eu gain de cause contre le gouvernement, cassant la limite fixe à 30 fidèles quelle que soit la capacité des églises.  Le Conseil d'Etat avait donné l'ordre à l'exécutif, dimanche 29 novembre 2020, de revoir "dans un délai de trois jours" la limitation à 30 personnes lors des cérémonies religieuses, en vigueur depuis l'allègement du confinement.

Le juge des référés avait souligné "une atteinte grave et manifestement illégale" à la liberté de culte et estimé qu'un tel plafond était "disproportionné au regard de l'objectif de préservation de la santé publique".
 

Satisfaction des protestants et musulmans


La Fédération protestante de France a affirmé qu'elle allait "se satisfaire" de cette proposition.
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a de son côté recommandé à ses fédérations de mosquées d'attendre le 15 décembre avant de reprendre les prières du vendredi.