Cuba : le président Miguel Diaz-Canel élu à la tête du Parti communiste

monde
Cuba
Le président cubain Miguel Diaz-Canel, élu premier secrétaire du Parti communiste (a gauche) et Raul #Castro qui prend sa retraite à 89 ans. ©AFP - Adalberto Roque

Le président Cubain Miguel Diaz-Canel a été élu lundi 19 avril 2021, premier secrétaire du Parti communiste, au terme des élections  du 8e congrès du PCC. Il succède à Raúl Castro qui prend sa retraite à 89 ans.

Un moment historique pour le pays après six décennies de pouvoir des frères Castro. Ce lundi 19 avril 2021 a été le dernier jour de Raúl Castro à la tête du Parti communiste de Cuba. À 89 ans, il laisse place au président Cubain Miguel Diaz-Canel le président. 

Élu au suffrage direct et secret par les 300 délégués de tout le pays, réunis depuis vendredi à La Havane et qui représentent quelque 700’000 militants, le Comité central, qui compte 114 membres, est chargé d’élire le Bureau politique, actuellement composé de 17 membres (mais leur nombre peut varier).

Les 300 délégués de tout le pays ont, hier (dimanche 18 avril 2021) élu leur nouveau Comité central  de 114 membres. Ces derniers ont constitué le socle d'un bureau polltique de 17 représentants. Les travaux se sont poursuivis pour la désignation du premier et deuxième secrétaires du parti, fonctions qui étaient occupées par Raúl Castro, 89 ans, et José Ramon Machado Ventura, 90 ans.

Le vote de la direction politique du parti a été annoncé ce lundi, dernier jour du 8e congrès du parti. Le président Miguel Diaz Canel et élu premier secrétaire du Parti communiste, pour la période 2021-2026.

Président de Cuba depuis 2018, Miguel Diaz-Canel a désormais le contrôle total du pays, comme l’ont fait en leur temps Fidel Castro, mort en 2016, puis son frère Raúl. Ce changement à la tête du parti, est hautement symbolique dans un pays où l’immense majorité n’a jamais connu qu’un Castro aux manettes.

Après trois journées de débats le 8e Congrès a achevé ses travaux ce lundi 19 avril 2021. Les dirigeants se sont penchés sur  les résultats économiques et sociaux obtenus mais également sur la montée des critiques sur internet et pour un meilleur contrôle des réseaux sociaux. Cette nouvelle réalité a modifié le paysage politique, où le parti au pouvoir apparaît souvent sur la défensive face à des messages diffusés par des émigrés cubains ou des habitants qui affirment leurs désaccords ou leurs mécontentements.