Des élèves de Martinique "galèrent" pour trouver un stage en entreprise

éducation
Jeune fille dans un salon emploi à Saint-Pierre
Illustration ©Patrice Chateau-Degat
De nombreux élèves, de BTS et de BAC PRO par exemple, n'arrivent pas à trouver des entreprises qui acceptent de les prendre en stage. Un sésame pourtant indispensable pour la validation de leur année scolaire. 
19 élèves sur les 23 que compte la terminale BAC pro système numérique de l’AMEP (Association Martiniquaise d'Education Populaire), sont en stage. Des chiffres apparemment plus que corrects, mais ils masquent une réalité bien différente.
 

Les élèves ne trouvent pas de stages. Nous sommes obligés de pousser pour qu’ils en trouvent un.

Dominique Joachim, enseignant en discipline professionnelle à l’AMEP


Sur les deux dernières années de leur cursus, les étudiants doivent réaliser 16 semaines de stages. Selon Dominique Joachim, ces périodes sont primordiales pour l’obtention de leur diplôme.
 

La période de stage valide l’examen, de plus elle permet à l’élève de faire le lien entre la scolarité et le milieu professionnel.

 

Entreprises fermées ou en télétravail


Aurélie Gros-Désormeaux est élève en classe de première. Elle devait effectuer ses 4 premières semaines de stage entre le 23 novembre et le 19 décembre. Elle n'a rien, et ce n’est pas faute d’avoir essayé.
 

J’ai essayé dans les radios, j’ai déposé plusieurs demandes. On m’a dit non partout.


Pour sa part Marie est en seconde année de BTS professions immobilières. Elle a les pires difficultés à trouver un stage alors que déjà l’année dernière elle n’en a eu aucun.
 

Les entreprises ne répondent pas aux demandes. Elles sont fermées ou en télétravail.


Élèves et enseignants lancent un véritable cri du cœur aux  directions des entreprises pour tenter de sauver les examens.
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