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Disque : le marché martiniquais est moribond !

La suite de notre dossier de la semaine consacré à la musique, après avoir vu comment se comportait la production de disque, nous sommes allé voir la distribution, plus précisément la vente du support. Une dizaine d’albums locaux est sortie. Et le secteur de vente va mal.

© Disquaires (FB)
© Disquaires (FB)
  • Fabrice Théodose
  • Publié le
Le marché est moribond et les rayons de disques ne cessent de se réduire chez les disquaires. Une situation qui fait également écho à une baisse du chiffre d’affaire sur ces rayons de 30 à 40% par rapport à l’an dernier. Une chute due à la baisse de la production locale, que ce soit en zouk, notre musique populaire ou en dancehall kreyol, la tendance de ces dernières années.
 

Quelles sont les grandes tendances ?

 
Certains artistes arrivent à sortir encore leur épingle du jeu, mais plus seulement sur leurs noms, mais en ayant un titre sur des compilations ou encore, des artistes s’adressent à des niches, comme les artistes de Créole Jazz.
Ainsi, il n’y a plus trop de risques pris de la part des consommateurs : soit leur choix va aller vers les artistes qu’ils connaissent déjà, soit vers des petites pépites relayées par les médias.
 

Nouvelle génération Kompa


Nous sommes donc loin aujourd’hui du temps des dénicheurs d’albums inconnus, des fouineurs mélomanes. Donc les découvertes se font de plus en plus rares. En matière de zouk, c’est le son de Paris qui tient encore la dragée haute avec des artistes à la production ambitieuse.

La musique haïtienne représente quand même le gros carton de ces vacances, car les haïtiens produisent bien plus que nos artistes locaux. La nouvelle génération du konpa sort de nombreux albums, une dynamique qui plus en soutenue par des prestations live un peu partout sur l’île.
 

La production et la distribution martiniquaise sont donc inexistantes


On ne sort plus de disque au profit de ventes sur les plateformes de téléchargement. "Il y a encore certaines demandes", expliquent les vendeurs, qui sont contraints de rediriger leur clientèle vers ces sites en ligne.
Certes, il existe toujours cette clientèle de mélomanes, qui continue à acheter, mais elle représente une niche Jazz, Musique Classique ou variété française, ….bien loin de notre musique populaire.

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