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Les dissidents antillais, éternels oubliés de l’histoire de la Seconde guerre mondiale

histoire
Commémoration 8 mai 1945
Autorités civiles et militaires commémorent le 8 mai 1945 à Fort-de-France (8 mai 2016) ©Martinique 1ère
La France commémore le 74e anniversaire de l’armistice mettant fin à la Seconde guerre mondiale, le 8 mai 1945. C’est l’occasion de rappeler le sacrifice de nos résistants, les dissidents.
N’y a-t-il pas une forme d’injustice envers les anciens combattants antillais de la Seconde guerre mondiale soient autant ignorés ? Les dissidents, le nom local pour ces résistants, étaient des soldats volontaires pour chasser les nazis de France. Plusieurs milliers de jeunes ont rejoint les Forces françaises libres du général de Gaulle.

Nous connaissons tous chez nous, leur histoire. La traversée du canal de Sainte-Lucie ou de Dominique pour rejoindre ces colonies anglaises. Leur prise en charge par l’armée américaine et un minimum de formation militaire à Fort Dix près de New York. Leur incorporation dans les bataillons antillais de marche n°1 et n°5. Puis leur engagement face l’ennemi sur les fronts de Royan, d’Alsace de Provence ou de Monte Cassino.
 

Le souvenir du sacrifice des dissidents doit être perpétué


Après un long silence de quatre décennies des autorités militaires, l’engagement des dissidents est enfin reconnu par l’Etat. Lors de son déplacement en Martinique, le président Nicolas Sarkozy a prononcé un discours historique devant le monument aux morts de Fort-de-France le 25 juin 2009.
Il y rappelait que l’insurrection déclenchée le 24 juin 1943 par les militaires du camp de Balata et par plusieurs personnalités politiques, parmi lesquels le maire de Fort-de-France Victor Sévère, avait pour but de restaurer le régime républicain. L’ex-président concluait : "Je veux dire aux Martiniquais et aux Guadeloupéens que l'histoire des dissidents est un exemple pour tous les Français et c'est pourquoi j'ai voulu que leur soit rendu l'hommage de toute la Nation. Je veux dire à ces femmes et à ces hommes que la France n'oublie pas ce qu'elle leur doit".

Aucune autre initiative forte n’a été prise depuis. Il serait grand temps de perpétuer le sacrifice des dissidents antillais.