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Dissolution du MIM où pas ? Le TGI doit se prononcer

politique
Alfred Marie-Jeanne et Sylvain Bolinois
Alfred Marie-Jeanne, président sortant du MIM et Sylvain Bolinois, le porte-parole des contestataires. ©Martiniquela 1ère
Le Tribunal de Grande Instance de Fort-de-France doit se pencher à nouveau (17 septembre 2019), sur le dossier du MIM, dont la dissolution est réclamée par les dissidents et l’administrateur judiciaire. L'examen avait été renvoyé à la demande des "Marie-Jeannistes".
Ce dossier du MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais) est décidément un feuilleton interminable, dont l’origine remonte au mois de décembre 2016, lorsque le groupe de réflexion IEMO (Informer, Éduquer, Mobiliser et Organiser), c’est à dire les dissidents du parti, ont exigé la tenue d’une Assemblée Générale extraordinaire, de la transparence sur les finances et le renouvellement du bureau.

Ces réclamations ont débouché sur une mise sous administration judiciaire provisoire de l’association (en juin 2018), après plusieurs tentatives d’AG avortées, faute de sérénité, a constaté à maintes reprises l’administrateur judiciaire (Alain Miroite).  
 

Le mouvement toujours en pleine turbulence

  
Au vu de ces dissensions internes, le MIM semble s’enliser dans une crise durable de leadership, et face à l’étiolement de l’autorité d’Alfred Marie-Jeanne en interne en tant que président du mouvement, même si ce dernier reste populaire chez les militants et sympathisants.

La démission du député du sud Jean-Philippe Nilor que supporters et encartés voyaient déjà comme le successeur légitime du patron historique, n’a fait qu’amplifier la crise et aiguisé se faisant, des appétits dans le rang du "groupe de réflexion" composé en majorité de "cadres" historiques.
 

Les municipales et la CTM dans la ligne de mire des 2 "camps" patriotiques


Si la dissolution est actée par le TGI ce mardi 17 septembre 2019, l’administrateur aura alors à charge d’organiser la fin du mouvement indépendantiste, en liquidant les affaires courantes. Le cas échéant, il y a fort à parier sur l’émergence d’au moins deux nouvelles formations patriotiques, lesquelles ne se feront aucun cadeau à 6 mois des élections municipales de 2020 et à plus long terme, dans la bataille pour la conquête (ou la reconquête) de la majorité à la CTM en 2021.
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