Élections territoriales 2021 : la participation des citoyens à la hausse ou à la baisse ?

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Vote à Ducos
Vote dans la ville de Ducos (28 juin 2020). ©Martinique la 1re
L’abstention aux élections territoriales de mars 2021 sera-t-elle aussi élevée que celle enregistrée en 2015 ? Pour le savoir, quelques indices sur les motivations de celles et ceux qui ne se rendent pas aux urnes.
Et si l’abstention était le grand vainqueur des prochaines élections territoriales ? L’histoire récente nous apprend que les élections régionales suscitent un engouement moyen. L’élection des conseillers de l’Assemblée de Martinique s’apparentant à celle des conseillers régionaux que nous connaissons depuis 1983, les paris sont ouverts sur le taux de participation en mars 2021.

Au fil du temps, la participation électorale s’effrite. Elle s’élève à 61% la première fois, en 1983. Elle évolue en dents de scie, avec une tendance à la baisse pour tomber à 41% en 2015. Il y a 20 points d’écart en 32 ans. En un mot, la moitié seulement du corps électoral s’est rendu aux urnes pour choisir les élus de la nouvelle CTM.
 

Un phénomène qui s’amplifie


Évitons de tomber dans le jeu facile du pronostic ou de la prophétie pour comprendre les motivations des abstentionnistes. Tout d’abord, il y a le boycotteur volontaire. Il accomplit un geste politique, se disant insatisfait de l’offre électorale.

Un comportement d’autant plus fréquent quand les candidats ou les listes sont multiples. Plus le choix est vaste, plus il est susceptible de déboucher sur un non choix, un paradoxe logique.

L’autre gros bataillon d’abstentionnistes est celui formé par ceux qui votent par procuration, au sens politique du terme, ou par délégation. Ils s’en remettent à la sagesse de leurs groupes d’appartenance, estimant les jeux déjà faits. C’est l’abstentionniste indifférent qui ne comprend pas que son bulletin de vote compte autant que les autres.
 

Plusieurs causes de non participation


Nous trouvons aussi deux autres catégories d’abstentionnistes. Tout d’abord, les électeurs âgés de moins de 30 ans. Ils votent peu, étant davantage préoccupés par leur formation ou la recherche d’un emploi que par la chose politique.

A l’autre extrémité de l’échelle des générations, les électeurs âgés de 80 ans et plus. Ils ne se mobilisent plus, par lassitude, ou parce qu’ils sont isolés ou malades, ou dans l’impossibilité de se déplacer.

La palette est large des motifs de ne pas participer aux élections. Lesquelles de ces raisons guideront le choix des 300 000 électrices et électeurs qui, peut-être, voteront en masse pour renouveler les instances de la CTM ?