Emmanuel Macron fera-t-il des émules en Martinique ?

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Emmanuel Macron
Emmanuel Macron Mercredi 16 Novembre 2016 ©FB E.Macron
Emmanuel Macron a déclaré sa candidature à la présidence de la République ce 16 novembre. En quoi cette décision pourrait nous amener à s’interroger sur la rénovation de la vie politique martiniquaise ?
La décision d’Emanuel Macron de se démarquer de la gauche par la création de son mouvement "En marche" constitue un signal fort : celui qu’une troisième voie s’ouvre peut-être entre la droite et la gauche, mettant fin à la traditionnelle bipolarisation de la vie politique française. A suivre dans les prochains mois.
 
La fulgurance Macron illustre un paradoxe bien français : un tiers des citoyens se dit de gauche, un tiers se classe à droite et le troisième tiers se proclame apolitique ou sans opinion. Or, deux familles politiques se partagent le pouvoir depuis plusieurs décennies, en dépit du fait qu’une bonne partie des citoyens ne se reconnaissent pas dans cette représentation. D’où le relatif succès de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances qui recrute des sympathisants sur tous les coins de l’échiquier politique. Le politologue Pascal Perrineau de Sciences Po dit de lui qu’il est le candidat de gauche dont la droite rêve.
 
La question se pose de savoir si un tel phénomène peut se produire chez nous. Est-il envisageable qu’une personnalité politique du troisième type ait des chances d’émerger entre les deux grands blocs de notre vie politique bipolarisée ? Les autonomistes et les indépendantistes, qui ont totalisé les deux tiers des voix au premier tour des élections territoriales de décembre 2015, laisse peu de place à la droite en rénovation et à quelques autres mouvements dont certains sont prometteurs.

Paradoxe bien martiniquais : la plupart des électeurs des deux grands blocs ne sont pas favorables à l’autonomie de la nation martiniquaise au sein de la république française, encore moins à la création d’un État souverain.

Alors, existe-t-il vraiment une troisième voie, qui pourrait faire coïncider l’idéal et le réel, et doper une vie politique passablement monotone ?  La question est posée.