Éruption de la Soufrière : la crise humanitaire peut durer plusieurs mois

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Nations Unies Conseil de Sécurité
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies. ©ONU

La crise humanitaire et économique générée par l'éruption du volcan La Soufrière sur l'île de Saint-Vincent-et-les-Grenadines le vendredi 9 avril 2021 va durer plusieurs mois et pourrait s'étendre à d'autres îles, alerte l'ONU (Organisation des Nations Unies).

"C'est une crise qui va nécessiter une réponse en terme humanitaire mais aussi en terme de réhabilitation car elle va au moins durer six mois et probablement neuf mois", a déclaré aujourd’hui (mercredi 14 avril 2021) Didier Trebucq, le coordinateur de l'ONU (Organisation des Nations Unies) pour Barbade et les pays de l’Est de la Caraïbe, basé sur l’île de Barbade.

L'île de Saint-Vincent-et-les-Grenadines compte environ 110.000 habitants dont 20.000 ont dû être évacués.

Environ 4.000 personnes ont été installées dans des abris mais ce nombre va grossir au rythme des déplacements de population des zones impactées.

Car la phase éruptive du volcan peut durer plusieurs mois… nul ne sait combien exactement.

"Il y aura des conséquences à moyen, long terme d'impact socio-économique dans une île comme Saint-Vincent-et-les-Grenadines mais aussi la Barbade, Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie ou la Grenade ou Saint-Kitt-et-Nevis qui sont toutes des îles très proches de Saint-Vincent". 

 

Didier Trebucq, coordinateur de l'ONU (Organisation des Nations Unies) pour Barbade et les pays de l’Est de la Caraïbe. 

 

 

L'eau est la première priorité 

 

L’approvisionnement en eau est la priorité car les ressources de St-Vincent sont polluées par les cendres du volcan.

Le bateau militaire français, le Ventôse qui est arrivé ce mercredi 14 avril 2021 à Saint-Vincent transportait principalement de l’eau et 75 tonnes d'aide humanitaire.

Et pour le représentant de l’ONU, il faut "faire en sorte que les personnes les plus vulnérables qui sont aujourd'hui dans des abris puissent recevoir cette aide humanitaire d'urgence".

Une mobilisation internationale indispensable

 

Mais au-delà, Didier Trebucq réclame une mobilisation internationale plus conséquente pour venir en aide à Saint-Vincent.

Il rappelle que la saison des ouragans dans la région commence dans deux mois et que la principale source de revenus des îles de la Caraïbe, le tourisme, est en berne depuis un an pour cause de pandémie de Covid-19.

L’alerte est donc lancée aujourd’hui par l'ONU qui demande une augmentation de l’aide internationale pour ce petit archipel, membre non permanent depuis 2020 du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Saint-Vincent-et-les-Grenadines est le plus petit pays à siéger au conseil de sécurité. Le petit archipel de la Caraïbe a été élu pour deux ans en 2020 sur le poste laissé vacant par le Pérou.