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Est-ce l'heure du renouveau pour le cinéma martiniquais ?

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Image du film MAYBE ANOTHER TIME de Khris Burton, un réalisateur Martiniquais sélectionné au prestigieux festival international du film de 1 minute de Londres (2013) ©capture d'écran YT
En mal de productions pendant plusieurs années, la filière cinéma en Martinique a su se relever grâce au soutien financier d'organisations, des collectivités locales et du talent de nos jeunes réalisateurs.
Produire un film coûte cher. Au moins 70.000 euros pour un court-métrage. Il faut donc s'y mettre à plusieurs pour réunir une telle somme.

Des films largement subventionnés

Tout d'abord, il y a le privé. Des producteurs ont parfois fait appel à des hommes d'affaires, ou des proches prêts à leur donner un coup de main. Mais la voie la plus sûre reste le public. Des fonds étaient versés, il y a encore quelques mois, par le CNC (Centre National du Cinéma) et le Conseil Régional. Cela pouvait même aller jusqu'à la prise en charge intégrale de l'œuvre.

Ces aides au développement ont visiblement donné un nouvel allant à la filière. La production a sensiblement augmenté, ces dernières années, avec la sortie de plusieurs court-métrages et documentaires.

Camille Mauduech et Krys Burton, successeurs d'Euzhan Palcy ?

Une nouvelle génération de cinéastes, incarnée notamment par Camille Mauduech, Nadine Charlery, et Krys Burton, entres autres, a ainsi pu émerger. Des réalisateurs au talent reconnu en Martinique mais aussi à l'étranger. Une bonne nouvelle pour le cinéma local qui souffre malgré tout encore de la comparaison avec la Guadeloupe, qui dispose de moyens plus importants.

La formation aussi devra être améliorée. En Martinique, un seul établissement, le lycée Bellevue, propose l'option cinéma - option facultative - alors que dans l'Hexagone, elle est obligatoire en certains endroits.
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