Fort de-France recherche transport moderne désespérément

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Les arrêts de bus restent désespérément vides. ©PPF
Martinique Transport a résilié le contrat qui la lie à la CFTU. L’entreprise se montre incapable d’assurer le service public du transport collectif de l’agglomération de Fort de-France. D’ores et déjà, les questions fusent sur le futur.
 
La population peut-elle bénéficier d’un transport collectif moderne ? Plus précisément : la population de l’agglomération foyalaise. Car l’efficacité et la régularité du transport sont déjà de mise dans le Sud ou dans plusieurs communes du Nord. Il est donc exagéré de prétendre que nos responsables politiques ne savent pas organiser le transport de voyageurs.

En revanche, nous en sommes loin, à Fort-de-France et sa région. Depuis un demi-siècle, la ville a connu des opérateurs qui n’ont jamais pu se stabiliser dans le temps. La TUMA, le GET, la SETUFF puis la CFTU aujourd’hui n’ont pas su s’organiser de manière efficiente pour rendre un service correct aux usagers.
 

Fort-de-France en panne d’un service de transport


Et ce n’est pas faute pour les pouvoirs publics d’avoir investi de l’argent public. Depuis un demi-siècle, les usagers du transport en commun n’en ont pas pour leur argent. Pourtant, des dizaines de milliers de personnes modestes empruntent le bus pour aller au collège, au lycée, au travail, faire ses courses, accomplir ses démarches.

Désormais, Martinique Transport a pris le relais d’une entreprise défaillante. Elle tente de mettre en place un service public de déplacement digne de ce nom dans l’agglomération foyalaise. Avec en toile de fond des intérêts économiques privés à rebours de l’intérêt général, une concurrence entre syndicats et des zizanies politiciennes.
 

Une entreprise défaillante sur tous les plans


Faisons un rêve, que nous habitions la CACEM ou ailleurs. Que le réseau soit enfin doté d’une signalétique, que tous ses bus soient en état de marche, que tous ses conducteurs soient toujours aimables, que tous ses usagers soient polis.

C’est d’un état d’esprit nouveau autant que d’une organisation cohérente dont il faut rêver. Et de la détermination pour entrer dans le 21e siècle. "Là où il y a la volonté, il y a un chemin " disait Lénine. Est-ce trop demander ?