Franc succès pour les stages de confection de "gaule", tenue traditionnelle de Martinique, de Jala Lafontaine

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Jala
l'atelier de gole a obtenu un franc sucés ©Daniel Bétis
Valoriser le patrimoine, travailler en symbiose et transmettre la tradition, sont les objectifs de Jala Latontaine. Elle a initié pendant les vacances, plusieurs séances de formation pour la confection de la "Gaule" tenue traditionnelle de Martinique. Les cours se sont terminés samedi 10 et dimanche 11 septembre 2022.

Jala Lafontaine déjà connue en tant qu’autrice, conteuse, marionnettiste, écrivaine et éditrice, vient d'ajouter une corde à son arc dans le cadre de la défense du patrimoine vestimentaire. Au cours des différents stages organisés pendant les vacances, elle demandait aux participants de s'épanouir dans la démarche de création et se ré-approprier sa culture.

Chaque stagiaire devait amener sa machine à coudre et son tissu.

La gaule ou la gole ?

Si la première écriture rappelle le terme gaulois, c'est dans le livre de Nathalie Réache que Jala Lafontaine trouve sa réponse et privilégie "gole".

Vers la fin du XVIIIe siècle, une robe nouvelle aux formes très large appelée round gown a été lancée en Angleterre. La déformation du mot gown aurait donné le mot gole à cette tenue créole portée par toutes les classes de la société.

Jala Lafontaine- formatrice pour la confection de "goles"

la gole antillaise
Jala travaille avec ses stagiaires pour leur transmettre le savoir faire, ici avec Imaniyé Dalila Daniel ©Daniel Bétis

Des stagiaires entre tradition et modernité

 Les différents groupes étaient constitués de 6 à 8 participants.

Imaniyé Dalila Daniel, fille d'Emilie Daniel (1916-1999), a sorti des méandres de l’oubli les costumes traditionnels. 

J’ai appris de ma mère, la couture, la confection de vêtements. Je viens d'apprendre la gaule. Dans la vie, on apprend et on se forme quotidiennement pour parfaire ses connaissances. Ces acquisitions me permettront de mettre au goût du jour cette robe.

Imaniyé Dalila Daniel - stagiaire

Les stagiaires Eliane, Céleste, Odile, sont conscientes qu’il faut valoriser le patrimoine martiniquais. La gaule reprend vie et aujourd’hui, elle allie tradition et modernité. L’engouement est si fort que la formatrice annonce déjà que 2023 sera l’année du patrimoine vestimentaire. Une journée sera dédiée à la gaule au mois d’avril de la même année.