publicité

La groseille pays est un marché très florissant

Autre produit propre aux fêtes de Noël, la groseille pays. Plusieurs tonnes de plantes se vendront encore cette année dans les grandes surfaces et sur les marchés. Preuve d’une production en nette augmentation. 

Les groseilles pays se négocient entre 7 à 8 euros le kilo sur les marchés. © J-C Samyde
© J-C Samyde Les groseilles pays se négocient entre 7 à 8 euros le kilo sur les marchés.
  • Grégory GABOURG
  • Publié le
Il suffit d'un rapide décompte du nombre de producteurs pour se rendre compte du poids de la groseille en Martinique. Ils sont une vingtaine officiellement déclarée, soit 4 à 5 fois plus qu’il y a une dizaine d’années.
 

Un marché concurrentiel 


Abdoul Djiré fait partie de la poignée d’agriculteurs qui ont relancé la culture au début des années 2000. Au fil du temps, il a dû s’adapter et il y a quatre ans, réduire de moitié sa production afin de limiter les pertes. En effet, face à une concurrence accrue, l’exploitant de Ducos a préféré réduire la voilure pour ne pas se retrouver avec un trop grand nombre de groseilles sous les bras.

Le prix légèrement en baisse depuis quelques années, se négocie entre 5 et 6 euros le kilo pour les grossistes (marchandes, artisans) et 7 à 8 euros le kilo sur les marchés.

Par ailleurs, si le marché de la groseille est en plein boom, c’est aussi parce qu’on en vend en dehors de la période de Noël. Cela devient une tendance de plus en plus forte. Désormais, il n'est plus question de ventes saisonnières. Un nombre croissant d’échanges se fait hors-saison, c’est-à-dire en dehors de la période du mois d'octobre à celui janvier, durant laquelle fleurissent les groseilles.
La fleurs et ses produits dérivés se vendent même hors saison. © J-C Samyde
© J-C Samyde La fleurs et ses produits dérivés se vendent même hors saison.
Cela tient à la multiplication des produits dérivés disponibles comme les liqueurs, jus, mais aussi confitures, gâteaux, glaces. Une diversification des usages qui fait le bonheur des producteurs, tout heureux de liquider leurs invendus aux marchandes et artisans. Ainsi, les calices sont décortiqués, puis congelés ou séchés. 

La groseille semble donc avoir de beaux jours devant elle. Reste à savoir si d’autres cultivateurs voudront tenter leur chance sur ce marché florissant. 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play