L'île de Trinidad et Tobago secouée par des émeutes lors de manifestations contre "la brutalité policière"

manifestation
Trinidad et Tobago et violence
La police tente de calmer la violence à Port-of-Spain. ©trinidadguardian
Un policier est tué à Morvant une zone sensible de la capitale, Port-of-Spain. Les forces de l’ordre ripostent. 3 habitants du quartier sont aussi tués. Les manifestations contre "la brutalité policière" ont débordé dans les rues du centre-ville.  
 
Le samedi 27 juin, 2020, le corps sans vie d’un officier de police, tué par balles, est retrouvé près de sa voiture dans le quartier de Morvant, une zone sensible situé à l’est de la capitale Port-of-Spain.

Quelques heures plus tard, les forces de l’ordre entrent dans le secteur. L’un des officiers affirme que les policiers ont été attaqués par des hommes armés. Trois hommes, Noel Diamond, Joel Jacobs et Israel Clinton, des habitants du quartier, sont tués par la police.

Les caméras de vidéosurveillance indiquent que l’un des hommes avait les mains levées.

L’incident a déclenché des émeutes. La manifestation a pris de l’ampleur. Les routes principales autour de la capitale ont été bloquées par une foule en colère qui demandait justice pour les personnes tuées par la police.
Trinidad et Tobago routes bloquées
Les manifestants ont bloqué les axes routiers autour de la capitale Port of Spain. ©trinidadguardian
Selon les avocats engagés par les familles, la police a exécuté les 3 hommes. Une femme qui filmait les manifestations a également été tuée par balle.

Les émeutiers tiraient avec des balles réelles sur les forces de l’ordre et sur le bâtiment du ministère de la justice. Soixante-douze personnes ont été arrêtées.

Le ministre de l’Intérieur, Stuart Young a affirmé que les manifestants ont été payés pour semer la confusion.
 
Depuis le début de l’année, 43 civils ont été tués par les policiers, ce chiffre représente une augmentation de 86% d’homicides attribués aux forces de l’ordre par rapport à 2019.
 
Trinidad et Tobago arrestations
À Trinidad et Tobago les défenseurs des droits civiques dénoncent la violence policière. ©trinidadguardian
Après deux jours de manifestations, un calme fragile est de retour à Port-of-Spain, la capitale de Trinidad et Tobago.
 
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