La baleine échouée en Martinique sera coulée en haute mer

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Baleine morte en Martinique
Baleine morte dans le port de pêche de Californie (Lamentin). ©Aurélie Treuil
Après des opérations de nécropsie, (examens post-mortem pratiqués sur les animaux), la baleine échouée samedi 29 janvier 2022 à Californie au Lamentin, sera coulée en pleine mer. Seule solution possible pour un animal marin d'un tel gabarit.

Depuis 8h, ce lundi matin (31 janvier 2022), les scientifiques sont à pied d'oeuvre dans la baie de Californie au Lamentin. Mesures, prélèvements, ils en savent un peu plus sur l'individu qui s'est échoué samedi 29 janvier 2022. Il s'agit d'une baleine de 10, 30 mètres, qui pèse entre 5 à 6 tonnes et de sexe féminin. 

Baleine morte
Baleine morte, examinée par des spécialistes. ©Aurélie Treuil

Des opérations de nécropsie 

Malheureusement, il est encore trop tôt pour déterminer les causes exactes du décès de l'animal. 

Nous faisons des prélèvements de chair, de graisse et de muscle pour pouvoir ensuite les envoyer à un laboratoire en France hexagonale qui fera des analyses pour savoir s'il y a eu un souci au niveau bactérien et toxicologique. Cela permet aussi d'avoir un état de santé général de l'animal juste avant sa mort. S'il était maigre, bien portant ou autre pour essayer de déterminer les raisons de l'échouage. 

Thomas Alexandrine, garde au Parc Naturel Régional de la Martinique et membre du réseau d'échouage

Baleine morte en Martinique
Baleine morte dans le port de Californie (Lamentin). ©Aurélie Treuil

Parc Naturel Régional, Sanctuaire Agoa, Parc Marin, différents organismes se coordonnent sur cette opération scientifique puis d'évacuation. L'animal sera acheminé en haute mer pour être coulé au large. 

En fonction de sa taille et son poids, nous n'avons pas suffisamment de matériel à terre pour pouvoir l'évacuer donc le plus simple dans ce cas est de l'évacuer en pleine mer. Nous ferons attention à la courantologie pour ne pas qu'il revienne sur la côte et à la fois la circulation des navires. Le couler au large pour qu'il puisse continuer son travail dans la chaîne d'alimentation.

Même cela est rare concernant cette espèce, chaque année, environ 5 à 6 individus de différentes espèces (baleine, dauphin...) échouent sur nos côtes.