La destruction des statues de Victor Schoelcher en Martinique analysée par le chercheur-enseignant Rodolphe Solbiac

histoire
Rodolphe Solbiac
L'auteur Rodolphe Solbiac. ©Daniel Bétis

Paru aux éditions de l'Harmattan, l'ouvrage, "La destruction des statues de Victor Schoelcher en Martinique" du chercheur-enseignant Rodolphe Solbiac, apporte sa contribution au débat.

 

Face au mouvement inédit de mondialisation de l'antiracisme et de la destruction des statues représentant le temps des colonies, le chercheur-enseignant Rodolphe Solbiac n'est pas resté insensible. Il a recueilli des réactions de part et d'autre dès le 23 mai 2020 et s'est aperçu "d'un déficit d'informations" des personnes interrogées.

La réflexion menée dans mon ouvrage se veut une réponse antithétique aux critiques formulées par ceux qui en Martinique dès le 23 mai 2020 ont dénoncé, condamné et critiqué la destruction de deux statues de Victor Schoelcher survenues le 22 mai 2020.

Rodolphe Solbiac.

 

 

 

L'accent est mis sur le rigidité de la mémoire 

 

Rodolphe Solbiac met l’accent sur le monolithisme mémorielle, la rigidité de la mémoire, qu’on retrouve dans la politique des musées ou sur les habitations qui font du tourisme culturel sans rendre compte de la contribution africaine. Sa réflexion porte sur le contexte martiniquais. 

La destruction des statues de Victor Schoelcher en Martinique révoque l’essentialisme noiriste et l’ethnocentrisme français ainsi que la structuration coloniale raciste et sexiste du savoir depuis l’époque moderne. 

Rodolphe Solbiac

Traitement équitable des cultures

 

Pour l’auteur, il faut rendre les savoirs visibles et surtout valoriser les chercheurs martiniquais et caribéens qui en ont produit. L’auteur s’appuie sur des références scientifiques de caribéens pour démontrer l'importance de la circulation des savoirs dans le mieux-vivre. Il conforte son plaidoyer de circulation des savoirs en suggérant des outils.

L’exemple vivant existe avec l’institut des West-Indies et le Caricom (la Communauté des Caraïbes) à travers un centre de recherche pour les réparations dirigé par des universitaires et  composé d'hommes politiques, d’activistes et de gouvernants. Les savoirs sont coproduits ensemble par les citoyens 

Cette démarche de réparation des dégâts matériels et moraux de l’esclavagisme et du colonialisme passe par  l’établissement d’une véritable politique  d'interculturalité. Il s’agit du traitement équitable des cultures  avec une visibilité ancestrale (kalinago indienne et africaine).

La réflexion menée dans cet ouvrage est complétée par deux sections annexes, dont un compte rendu de lecture de l’ouvrage "Réparations : une exigence urgente pour l’humanité", publié en avril 2020 par le Mouvement International pour les Réparations de Martinique.

"La destruction des statues de Victor Schoelcher en Martinique" aux éditions de l'Harmattan.

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