Reconfinement Martinique : les premières réactions

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Gens de la rue
Passants dans les rues de Fort-de-France. ©Martinique la 1ère
Le 2e confinement de l'année en Martinique annoncé par le préfet Stanislas Cazelles, jeudi 29 octobre 2020, est vécu comme une "double peine" par les chefs des petites et moyennes entreprises. Par contre, les parents d'élèves se déclarent satisfaits de cette annonce. 
La Martinique passe en mode confinée à minuit (dans la nuit du 29 au 30 octobre 2020). Comme tout le territoire hexagonal, l'île repasse donc en mode protection contre l'épidémie de coronavirus.

Patrick Louvounou du syndicat local Force Ouvrière Pénitentiaire se dit satisfait de ce 2e confinement au regard de la propagation du Covid-19 au centre pénitentiaire de Ducos. 
 

Nous applaudissons des deux mains cette décision. Reste à savoir comment cela va s'appliquer dans notre établissement. Nous demandons une alternative à l'incarcération avec le suivi des détenus par bracelet électronique mais nous attendons toujours une réponse sur ce point.

Patrick Louvounou. Syndicat FO du centre pénitentiaire de Ducos.
 


Les petites et moyennes entreprises pessimistes 


Déprimés et inquiets pour l'avenir professionnel de leur entreprise, les chefs des petites et moyennes entreprises de Martinique ne comprennent pas pourquoi leur territoire est ainsi mis à l'index. L'île est reconfinée pour trois semaines dans un premier temps.
 

Nous espérions une adaptation locale au reconfinement pour permettre aux activités économiques de fonctionner mais malgré les investissements réalisés pour respecter le protocole sanitaire dans les entreprises nous avons l'impression de subir une double peine aujourd'hui.

Celine Rose. Présidente de la CPME.


Céline Rose, présidente de la Confédération des petites et moyennes entreprises de Martinique ne cache pas son incompréhension.

Sans visibilité, sans plan de relance mis en place localement, la présidente de la CPME espérait plus de cohérence entre les discours de patience demandés aux entreprises et la mise en oeuvre des aides. 
 

Bien au contraire, certaines entreprises reçoivent des avis à tiers détenteur et leurs comptes bancaires sont bloqués alors que la crise sanitaire n'est pas terminée !

Céline Rose.


"J'en ai pleuré ... je suis dépitée"


Une esthéticienne qui souhaite garder l'anonymat avoue avoir pleuré en apprenant que son commerce devrait fermer trois semaines alors que les fêtes approchent. 
 

Je ne comprends pas comment on peut nous demander de fermer alors que nous portons toutes des masques dans mon institut. Je me sortais à peine du premier confinement avec toutes les difficultés financières que cela comporte et cela recommence ! C'est une année qui sera égale à zéro alors que les charges continuent de tomber.

Une esthéticienne du centre ville de Fort-de-France


La FCPE satisfaite de cette décision


Claude Bertrac président de la FCPE, Conseil départemental des parents d'élèves de la Martinique accueille favorablement la décision de laisser les élèves reprendre le chemin des cours après les vacances de la Toussaint mais il émet quelques réserves. 

Nous aurions voulu que l'effectif des classes diminue pour favoriser une distanciation maximale mais nous sommes satisfaits de cette décision car il faut savoir que de nombreux élèves ont abandonné le système scolaire pendant le premier confinement. Les enfants ont besoin de ce lien social qu'est l'école.

Claude Bertrac. Président de la FCPE Martinique.

 

Inaceptable pour le SNES 

 

Pour Valérie VERTALE LORIOT, Co-Secrétaire académique / SNES les conditions de reprise des cours sont inacceptables. 

Nous exigeons que les élèves soient en demi-groupe, que des dispositions soient prises pour mieux aérer les salles et nettoyer les salles plusieurs fois par jour ainsi que des disposiitons adaptées pour les cantines scolaires.

Valérie Vertale-Loriot. Co secrétaire académique pour les SNES.


"Faire preuve de solidarité et de responsabilité"


Dans un communiqué en date de ce jeudi 29 octobre 2020, le président de la collectivité territoriale de Martinique, Alfred Marie-Jeanne insiste sur l’aggravation réelle de la situation sanitaire.
 

Il nous faut éviter d’avoir à compter nos morts à cause de la Covid 19. Il faut trouver un juste équilibre : se protéger et prémunir sans détériorer l’économie. D’abord insister sur les précautions individuelles : chacun doit se protéger et aussi son entourage. Des mesures adaptées à la Martinique doivent être prises, pour ralentir le développement de l’épidémie. C’est la teneur de l’entretien que j’ai eu avec le Préfet.

Alfred Marie-Jeanne président de la collectivité territoriale de Martinique.


Alfred Marie-Jeanne assure que "la Collectivité poursuivra et renforcera la protection de son personnel, l’accompagnement des personnes fragiles et démunies, et son soutien à l’activité économique".
 
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