La vaccination, une question d’éthique personnelle

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Centre de vaccination
Centre de vaccination au palais des sports du Lamentin. ©Patrick Guitteaud

La troisième vague de l’épidémie provoquée par le Covid-19 nous impose de répondre à une question simple et ô combien complexe à la fois : sommes-nous obligés de nous faire vacciner ?

Le virus s’arrêtera de circuler quand il ne pourra plus contaminer personne. Les spécialistes en épidémiologie – cette discipline étudiant l’évolution des maladies – le répètent depuis le début de la pandémie. Deux moyens sont possibles pour parvenir à ce résultat. Soit en atteignant un nombre suffisamment élevé de personnes infectées, en sorte de casser les chaînes de transmission du Covid-19 ; soit en enregistrant un nombre suffisamment élevé de personnes vaccinées qui seront protégées.

L’immunisation collective et la vaccination sont les seules stratégies choisies pour contrer la pandémie. Deux stratégies pouvant se développer conjointement. Nul ne peut attendre d’être malade, bien sûr. De même, aucun gouvernement ne peut se permettre d’attendre que toute la population de son pays soit infectée.

D’où le développent continu des expériences pour mettre au point des vaccins dits classiques, ou de nouveau type, comme ceux à ARN-messager. Ce n’est pas par hasard que l’Organisation mondiale de la santé rappelle volontiers que, chaque année, la vaccination permet d’éviter 2 à 3 millions de décès sur la planète.

La vaccination sauve 2 à 3 millions de vies

 

La stratégie vaccinale est développée dans de nombreux pays aux régimes politiques différents. Les Etats-Unis et la Chine sont aussi dissemblables que le sont la Grande-Bretagne et la Russie. C’est dire si cette option n’est pas le seul fait des pays occidentaux.

Notre niveau de vie relativement confortable ne doit pas nous faire oublier que la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la grippe, la poliomyélite, la fièvre jaune tuent encore de nos jours.

Ce qui explique que la plupart des dirigeants politiques, les organisations non gouvernementales, l’ONU et l’OMS conjuguent leurs efforts, en surpassant leurs divergences, pour trouver la meilleure parade à la pandémie.

D’autres médicaments bientôt disponibles ?

 

Parallèlement aux vaccins, des essais portant sur d’autres médicaments sont effectués. Les biologistes finiront par trouver, là aussi, des solutions. Il faut admettre que la science accomplit des progrès considérables à une fréquence de plus en plus rapide.

En espérant la fin la plus proche de la pandémie, ceux qui hésitent à prendre un vaccin - une attitude compréhensible et légitime – ont la charge de résoudre une équation personnelle à deux inconnues. L’alternative est simple : je risque la vaccination pour protéger mon entourage et moi-même ; je n’en fais rien et je risque de contaminer mon entourage et de tomber malade.

Equation complexe basée sur le choix entre deux libertés individuelles et collectives fondamentales. La solution ne peut être trouvée qu’en puisant dans son éthique personnelle.