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La langue créole à l'honneur avec la 14e édition du "Rabouraj" à Trinité

découverte
Claude Marlin (Rabouraj)
Un rendez-vous riche qui commence par la dictée créole ©Martinique la 1ère
Déblouzay pawol, téyat ek bokantaj, dansé, kontè, slamè, powet badjolè, chantè, matjè, jenn kon vié, kay glorié lang nou. (20 – 27 oktob). Rabouraj tala ka coumencé épi dikté kréyol la,  sanmdi 20 oktob anlè plas la Joyeuse Trinité 10 zè, pou palantjé lang a.
La municipalité de Trinité a procédé à la mise en place d'une logistique pour recevoir les participants  de la dictée créole, sur la place joyeuse de la sous-préfecture de Trinité. Avant l'épreuve, les visiteurs pourront s’entretenir et échanger avec des membres de l’association KM2 (Krey Matjè Kréyol Matinik).
À partir de 10 heures, ils vont plancher, car ce sera la dictée créole.
Pour que la journée soit une fête, ceux qui viendront auront l’opportunité de profiter de la plage, de découvrir les sites et les lieux culinaires avant de se retrouver pour un bal public  "anba marché-a" à 21 heures. 

Ce bal sera animé par de l’orchestre de Cantinol "Harmony" une formation dynamique connu du grand public. 

Une semaine animée


Outre la dictée créole, la 14e  édition du rabourag entend privilégier d’autres disciplines. Lundi 22 octobre place au vernissage de l’exposition "an moso matjoukann lafrik".
Mardi 23 octobre, Jude Duranty et Daniel Boukman réaliseront un "bokantaj de pawol".
Mercredi 24 octobre, place aux contes créoles et à un "déblouzay de pawol" avec des artistes autour de Serge Bazas, de Daniel Boyer Faustin et Benny.
Jeudi 25 octobre, le théâtre sera à l’honneur avec Daniel Boukman et Elie Pennont "Missié Agoulou et Ti Sonson".
Vendredi 26 octobre place à la musique avec les groupes "AVG" et "NOU".
Samedi 27 octobre, remise des prix aux lauréats de la dictée et clôture de cette édition.


Militants de la cause créole


Aujourd’hui la reconnaissance a été l’œuvre de pionniers et de militants de la cause créole. On peut citer le journal "Grif en tè" dans les années 70 avec les Léotin, Raphaêl Confiant pour ne citer que ceux-là.

Et puis, il y a eu l’action d’un homme éminent, le professeur Jean Bernabé, agrégé de grammaire et linguiste international qui, avec le Gerec a proposé la transmission de la langue à travers une méthode et la création d’un Capes (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’enseignement du Créole).
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