"Le lien qui nous unit" du réalisateur Guyanais Pélagie Serge Poyotte en avant-première ce soir au cinéma Madiana

cinéma
Scène du film "le lien qui nous unit"
Scène du film " Le lien qui nous unit". ©Jody Amiet (Inselberg Films et Bear Team Production

Le long métrage "Le lien qui nous unit" du réalisateur guyanais Pélagie Serge Poyotte sort en salle à partir de ce soir 26 décembre 2020 en Martinique au cinéma Madiana. Ce soliloque sur le sens de la vie met en scène une constellation de rencontres avec des acteurs guyanais et martiniquais

En avant-première ce samedi 26 décembre à 19H30 le film "Le Lien qui nous unit" de Pélagie Serge Poyotte, l'histoire d'un père et d'une fille qui tentent de se rapprocher. Cette avant-première se fera en présence de l'équipe du film.

Cette aventure du premier long métrage du réalisateur guyanais Pélagie Serge Poyotte "Le lien qui nous unit" demeure une adhésion collective de la production, des acteurs et du public. Sorti en Novembre dans les salles en Guadeloupe et en Guyane, les cinéphiles martiniquais l'attendait avec impatience. 

Un Road movie pour une immersion totale en Guyane

 

Le scénario met en scène  dans les rôles principaux deux êtres humains aux directions opposées.

Une jeune fille mariée à un pervers narcissique (Jessica Martin) et son père Paul qui vit dans l’illusion (Ricky Tribord). Ils marchent, font du stop et des rencontres étranges. Ils tentent de renouer après de longues années de silence, mais le chemin est difficile...

Le réalisateur nous emmène dans sa Guyane natale avec son histoire,  les stigmates du passé, sa culture, les vibrations des composantes de la société pluriethnique.

Le réalisateur sait donner avec subtilité le reflet à la culture avec le Touloulou. Il choisit de déplacer et  de dépasser la figure du Touloulou pour mettre en lumière la fragilité de Solange. Elle veut s’extirper de l’emprise de son mari. Quelque part, Pélagie Serge Poyott traite finement la violence conjugale. 

Dans les rôles principaux, un guyanais et 2 martiniquais

 

Le guyanais Ricky Tribord  (Paul) est un habitué du grand écran "La France qui se lève tôt" de Hugo Chesnard,(nommé au César et prix du public au festival de Clermont-ferrand, "l'Orpailleur" de Marc Barrat, "Bienvenue au Gondwana" de Mamane, "Trois Zéros" de Fabien Otiente.

Il a un jeu à la fois impressionnant, juste et plein de sensibilité.

Jessica Martin, la chanteuse comédienne est une actrice passionnée qui a travaillé avec plusieurs metteurs en scène au théâtre et plusieurs réalisateurs au cinéma "La nuit des rois" etc….Originaire de Sainte-Anne (Martinique) elle est réputée pour son perfectionnisme.

Son jeu plaisant dans le film de Serge Poyotte apporte émotion et réflexion.

Vincent Vermignon, martiniquais originaire de Rivière salée n’est pas né de la dernière pluie.

Il a joué dans "30° couleurs et Dieu Merci" de Lucien Jean Baptiste, « le Gang des  antillais" de Claude Barny et dans la "saison 2 de plus belle la vie" . C'est l'homme au parapluie.

Serge poyotte se lance un pari fou

 

Quand on aime on ne compte pas, le réalisateur à casser sa tirelire, à entraîné d’autres structures dans l’aventure comme Bear Team Production, la ville de Roura, la collectivité territoriale de Guyane pour réaliser ce long métrage.

Comme à l’accoutumée, il a fait appel au réalisme-magique créole, qu’on retrouve dans ses œuvres  :"Bon na rien" (ou chronique d’un mouton paresseux), et a réalisé plusieurs moyen-métrages en 2005 "Ma déclaration d’amour", en 2008 "Beautiful", en 2009 "Kaz Touloulou", et enfin une série en 2014 "Mes funérailles".

Il sait aussi s’entourer de professiionnels réputés : Véronique Loit-Tournier assistante réalisatrice sur plusieurs de ses films et Myrtho Linguet le directeur photo.

« Le lien qui nous unit »  c’est aller voir un film pour mieux réfléchir au sens de la vie.