Les salariés la COLAS contestent le plan social de l'entreprise

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Montage photo grève COLAS
Les salariés de l'entreprise de construction COLAS mobilisés. ©C. CUPIT

Les salariés de l'entreprise de travaux publics la COLAS se sont mobilisés pour protester contre un plan social en cours prévoyant le licenciement de près d'une trentaine de personnes. Selon les syndicats il est possible de maintenir les emplois alors que la direction se dit en difficulté.  

"La colas sé ta nou, la colas sé pa ta yo" scandaient les salariés de l'entreprise la COLAS, en grève ce mardi 26 janvier 2021. 

Ils ont organisé une opération escargot entre le rond-point de la Pointe des Grives et celui de Dillon à Fort-de-France où se trouve le siège de l’entreprise de construction. Une manifestation pour protester contre un plan social en cours prévoyant le licenciement de 28 personnes, soit près de la moitié des effectifs.

La plupart des salariés travaillent pour l'entreprise depuis plus d'une trentaine d'années, le plus ancien a 40 ans de carrière. 

Cette année j'aurai 53 ans, à cet âge, on me vire, je vais faire quoi ? Un jeune, on le vire, il va en intérim ou faire des jobs. Mais à 53 ans c diffèrent. En plus, c'est cette année, qu'on a le plus travaillé.

Raymond Bile, salarié 

La COLAS est une entreprise de construction. Elle pose des enrobés sur les routes et installe des réseaux téléphoniques. Le lycée Schoelcher fait aussi parti des chantiers de l'entreprise. La direction affirme être en difficulté à cause de la chute des prix sur les marchés publics du fait de la concurrence. 

Un plan social contesté 


De son côté le personnel estime que les emplois peuvent encore être sauvés. 

Il y a du boulot en Guyane puisqu'il y a le TCSP qui doit démarrer en Guyane sur trois ans. Et en Guadeloupe, ils nous proposent deux postes alors que nos collègues nous font savoir qu'il y a beaucoup plus que deux postes. 

Eddy Marie-Claire, délégué syndical CSTM


Les syndicats dénoncent également le fait que l'entreprise sollicite des intérimaires. 

C'est pour prendre des marchés et sous-traiter. C'est déjà le cas aujourd'hui, ils sont en train de vendre des activités que nous avons pour sous-traiter. En temps plein, on pourrait dire qu'on a utilisé 23 intérimaires qui pourraient faire office de 23 postes à COLAS Martinique. 

César Lepelle, délégué CFTC

Une rencontre est prévue d'ici une semaine entre la direction générale et le personnel. En attendant, la mobilisation se poursuit.