Mails frauduleux en Martinique : la gendarmerie met en garde

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La cybercriminalité sur internet (image d'illustration). ©Pixabay
Depuis plusieurs mois, des spams (ou e-mails indésirables) envahissent les messageries électroniques, accusant parfois certains destinataires afin de les racketter. La gendarmerie invite les victimes à dénoncer ces messages frauduleux sur signal-spam.fr

La Martinique n’échappe pas aux cyber attaques, puisque depuis quelques mois, ces spams vont jusqu’à usurper l’identité de la gendarmerie nationale, mais aussi d’unités de la police nationale, et plus récemment du service européen de police (Europol), ou encore de l’organisation de police internationale (Interpol). 

Certains de ces mails frauduleux accusent certains destinataires d’actes pédocriminels et de pédopornographie, en les menaçant de prétendues poursuites. 

Le spam électronique, également appelé courrier indésirable ou pourriel, désigne une communication électronique non sollicitée à des fins publicitaires, commerciales ou malveillantes.

 

Dans la majorité des cas, il s’agit de messages de prospection commerciale ne respectant pas les obligations légales en matière de consentement des destinataires, mais il peut également revêtir un caractère malveillant : astuces pour gagner de l’argent, sollicitation pour transférer des fonds ou encore tentatives d’hameçonnage (phishing en anglais).

"Logiciel malveillant "

Les expéditeurs de spams ciblent essentiellement les comptes de messagerie, mais peuvent aussi utiliser les messageries instantanées ou les réseaux sociaux.

 

Un spam électronique peut parfois même contenir un logiciel malveillant (un rançongiciel par exemple) qui pourrait permettre d’utiliser ou de bloquer votre appareil à votre insu.

(cybermalveillance.gouv.fr)

 

L’article 323-2 du Code pénal concernant l’infraction d’atteinte à un système de traitement automatisé de données (STAD), dispose que "le fait d’entraver ou de fausser le fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données" est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

Il est fortement conseillé de ne jamais répondre (…).

Il faut absolument les effacer, ne jamais ouvrir la pièce jointe qui peut accompagner le message et de signaler ce spam.

(Franck Tellier, adjudant-enquêteur en cyber criminalité - gendarmerie de Fort-de-France). 


Pour signaler un mail suspect, cliquez ICI► signal-spam.fr