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La Martiniquaise Euzhan Palcy mise à l'honneur à Hollywood

Euzhan Palcy est récompensée ce samedi 15 juin 2019 à Los Angeles. Elle reçoit le prix Traiblazer pour l'ensemble de son oeuvre cinématographique. Trois de ses films ont été projetés du 10 au 14 juin dans le cadre du festival international du film et de l'art CaribbeanLens à Hollywood.  

La réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy © DR
© DR La réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy
  • Jean-Claude SAMYDE - Laurie-Anne VIRASSAMY- Denis ADENET-LOUVET
  • Publié le , mis à jour le
Le Festival international du film et de l'art CaribbeanLens, qui s'est tenu du 10 au 14 juin 2019, se termine ce samedi soir par la remise du prix Traiblazer à Euzhan Palcy. L'organisation du patrimoine des Caraïbes rend ce samedi 15 juin 2019, à Hollywood en Californie un hommage particulier à Euzhan Palcy .

La réalisatrice Martiniquaise s’est fait connaître en 1983 pour son film "Rue Cases Nègres". Une version restaurée de ce film fera sa première américaine à la soirée d'ouverture du festival au Grauman's Egyptian Theatre, un théâtre historique à Hollywood, suivie de questions et réponses avec la réalisatrice.
Euzhan Palcy

Pour l'ensemble de son oeuvre cinématographique

 
Native du Gros-Morne, Euzhan Palcy a été bercée par le 7e art. Adolescence, elle a une révélation en lisant "Rue Cases Nègres" de Joseph Zobel, roman qui raconte la Martinique des années soixante et qui devient l’élément déclencheur de sa vocation de cinéaste.
Elle réalise son premier téléfilm, "la messagère" à 17 ans avant de poursuivre à Paris des études de lettres, théâtre et arts visuels.

En 1983, elle concrétise ses ambitions avec la réalisation de "Rue Case Nègre" qui remportera 17 prix en France et aux USA. Après avoir porté avec succès à l’écran le difficile quotidien des familles noires dans les habitations de Martinique, elle s’attaque six ans plus tard à l’apartheid avec l’adaptation du Roman d’André Brinks "Une saison blanche et sèche".
Cette production Hollywoodienne tournée au Zimbabwé avec des pointures telles que Donald Sunderland, Marlon Brando, Suzan Sarandon, Zakes Mokae lui vaut alors une renommée internationale,et le prestigieux Prix Orson Wells. Euzhan PALCY racontera de nouveau sa Martinique en mode conte fantastique avec "Siméon", avant de réaliser "Ruby Bridges"sur la période ségrégationniste aux USA.

Les Etats Unis, qui vont occuper une bonne place dans sa vie et sa filmographie. En 2001 elle raconte à travers "The Killing Yard "le drame de la mutinerie de la prison d’Attica à New York.

Documentaire et distinctions multiples vont se succéder jusqu’à aujourd’hui, avec peut-être un regret : ce rendez-vous raté avec le studio Américain FOX qui finançait son projet de dessin animé sur l’Afrique des origines. Un tournage stoppé net quand la FOX a perdu son studio d’animation.

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