"Nous habitons un corps", le poète martiniquais Monchoachi apporte une contribution aux débats du moment

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André Pierre-Louis Monchoachi
Le poète martiniquais André Pierre-Louis Monchoachi. ©C. Geber
Entre la parole des médecins, politiques, techniciens, Monsieur et Madame tout le monde, le poète martiniquais André Pierre-Louis dit Monchoachi "apporte humblement, celle du poète".

Tous les hommes habitent un corps mais pas tous de la même façon, ni avec la même intensité. L'environnement, tout comme la langue, imprègne chaque corps.

Nous Antillais et Guyanais habitons un espace marqué par le début des temps modernes. Celui du commerce triangulaire et des colonisations. Nos espaces portent cette empreinte, comme une mémoire qui parvient jusqu’à nos corps. Nos corps chargés de nos vécus mais aussi de cette vibration singulière et douloureuse.

Et Monchoachi de s’interroger sur la mise en péril systématique du corps quand il s’agit pour l’Occident d'uniformiser le monde. Exemple avec la religion chrétienne, selon laquelle le corps était à séparer de l’âme.

C’est donc bien la question du corps qui est l’enjeu central de la situation actuelle. Le kô, notre Kô que nous avons su garder en passant par notre langue.

Les injonctions à être ou ne pas être vaccinés, constituent une démarche de plus dans "le maillage du corps", c’est pour cela que nous devons rester "veillatifs" car la logique technico-scientifique est à l’affût de la moindre fente pour mettre la main sur l’ultime ressource de l’homme, son intime, son Kô.

Lire la contribution de Monchoachi.

 

Texte du poète Monchoachi