Pas de liaison maritime entre Case-Pilote et Fort-de-France... pour l'instant

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Case-Pilote
La commune de Case-Pilote (Nord-Caraïbe) ©E.Hersilie-Héloïse
La mise en place de la ligne Fort-de-France / Case-Pilote ne s’est pas faite comme prévue, ce vendredi (1er juillet). L'installation de la liaison est reportée à une date ultérieure, le temps de réaliser les études nécessaires et d’entamer une concertation avec les différents acteurs.
Il y a quelques semaines, le maire de Case-Pilote, Ralph Monplaisir, et les transporteurs pilotins s’étaient opposés à ce projet. Ils ont eu pour l'instant gain de cause. La mise en place de la liaison maritime entre Fort-de-France et Case-Pilote est reportée à une date ultérieure. À l'origine, la ligne devait commencer à fonctionner dès ce vendredi (1er juillet).

Pour les Pilotins, cette desserte est nécessaire pour notamment éviter les embouteillages dans le Nord-Caraïbe. Mais pour la Collectivité Territoriale de Martinique, le report de l’ouverture de cette ligne s’imposait. "Cette délégation de service public a été fait dans la précipitation", estime Louis Boutrin, conseiller exécutif en charge des transports. "L'impact sur l'activité des transporteurs terrestres n'a pas été évalué. Il n'y a pas d'embarcadères. Nous avons été alertés par les marins-pêcheurs de Case-Pilote puisque ce port est un port de pêche".


Six mois d'études

Ce laps de temps devrait permettre de réaliser des études de faisabilité mais également d’entamer une véritable concertation avec les différents acteurs du dossier. Le maire de Case-Pilote, qui un temps avait tapé du poing sur la table dénonçant un forcing des autorités, se dit prêt à étudier toutes les propositions. "Tout ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un échange avec les autorités, le délégataire et nous pour réfléchir à ce qui va être mis en oeuvre, comment cela sera mis en oeuvre dans l'intérêt de tous", affirme Ralph Monplaisir.

L’accord trouvé avec la CTM semble également satisfaire la compagnie martiniquaise de navigation. "Nous avons trouvé un accord qui ne met ni la société, ni la collectivité dans une situation de non droit, de façon à ce que, quand cette ligne va ouvrir, 100 % des personnes concernées soient favorables à cela", commente Charles Conconne, le directeur des Vedettes Tropicales.

Les études nécessaires à la mise en place de cette ligne devraient durer au moins 6 mois.