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Que se passe-t-il à la caisse générale de sécurité sociale de Martinique ?

De plus en plus d’agents se plaignent de leurs conditions de travail ce qui a un impact sur leur santé et la qualité de leur travail. Des agents qui dénoncent le flou qui règne selon eux, en matière de management.

Le siège de la Caisse Générale de Sécurité Sociale de Martinique, au Lamentin. © Jean-claude Samyde
© Jean-claude Samyde Le siège de la Caisse Générale de Sécurité Sociale de Martinique, au Lamentin.
  • Pedro Monnerville
  • Publié le
Épuisement, ras le bol, fatigue, burn-out ce sont les maux que partagent les agents des caisses de la sécurité sociale de Martinique depuis plusieurs semaines. Le malaise est palpable au sein de l’institution à telle enseigne que plusieurs agences dont l’une des plus importantes, celle du quartier Césaire au Lamentin, ont dû fermer leur porte au public ces derniers temps.
 

Un dysfonctionnement qui persiste

 
Plusieurs caisses sont impactées comme la retraite, le service agricole, le recouvrement mais aussi et surtout la maladie. Les agents dénoncent un dysfonctionnement qui couve depuis plusieurs mois et en grande partie à cause d’une baisse importante des effectifs.
 

Une baisse croissante du personnel

 
De 1 200 agents il faut compter désormais 700 répartis sur tout le territoire. Une baisse accentuée depuis maintenant 4 ans. Qui dit baisse des effectifs dit aussi baisse en matière de qualité de service et là ce sont les usagers qui sont impactés.

Pour se déplacer désormais dans certaines agences il est vivement conseillé de prendre rendez-vous. Conséquence : l’ambiance au travail n’est pas au beau fixe pour bon nombre d’agents qui se plaignent d’un flou permanent au niveau du management de l’institution.

Les tensions internes font partie du quotidien, de même qu’une augmentation des troubles physiques et psychologiques ce qui fait croître le nombre de congés maladies.
 

Un impact négatif pour les usagers dont les personnes âgées

 
Autres anomalies pour les agents : l’incivilité croissante de certains usagers. Plusieurs salariés sont pris au dépourvu car bon nombre d’entre eux ont des contrats civiques et ne sont pas forcément formés en matière d’accueil et de réception.

Ce malaise entraîne aussi une autre conséquence pour les usagers : on leur demande d’utiliser les bornes multi-services. C'est une difficulté pour beaucoup d’entre eux quand on sait que les utilisateurs sont souvent des personnes âgées…
 

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