"Respé ba jounalis" scande toute la presse martiniquaise contre la spirale de la violence

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Manifestation de la presse martiniquaise
Manifestation de la presse martiniquaise pour exiger son respect (Fort-de-France le 29 mai 2021). ©J.N

Les journalistes de la presse martiniquaise rassemblés ce samedi matin (29 mai 2021) à Fort-de-France pour exiger le respect de la presse dans l'exercice de ses fonctions.

Samedi 29 mai 2021 à 10 heures précises, les membres du club Presse Martinique terminent la distribution des tee-shirts, sur le lieu de rendez-vous, place Abbé Grégoire dans le populaire quartier des Terres Sainvilles à Fort-de-France.

Manifestation de la presse martiniquaise
©J.N

Des deux côtés des tee-shirts, l'inscription est à la hauteur de l'état d'esprit du moment. "Respé ba jounalis" (respect pour les journalistes).

Cette mobilisation de la profession intervient près d'une semaine après les violences notamment contre Martinique la 1ère et Rci, par un groupe d'extrémistes, en marge d'une marche aux flambeaux au François le 22 mai 2021.

C'est un nouveau cap dans l’intolérance et le déni de démocratie. Cette attaque directe contre la liberté d’informer est un degré supplémentaire dans l’entreprise de terreur que semblent vouloir installer certains. 

Tour à tour les orateurs du Club Presse et des médias, se félicitent de cette unité de la profession bien sûr pour fustiger les comportements antidémocratiques mais surtout pour signifier que cette escalade doit cesser.

 

"À la veille du début de la campagne électorale en vue des territoriales, renforçons notre vigilance", alerte notre confrère Jean-Marc Pulvar de Rci. "La presse est au service de l'information, pas d'une cause" rappellent quelques confrères. "Nous sommes conscients que notre façon de travailler peut déplaire mais laissez nous travailler", insistent d'autres. 

Manifestation de la presse martiniquaise
©Caroline Popovic

En se faisant entendre de manière citoyenne et dans le calme, la presse martiniquaise manifeste son rejet de cette forme de terrorisme, incompatible dans une démocratie.