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Les rêves sont libres, l’essentiel est de les vivre

billet d'humeur
Foule
La foule dans la ville de Fort-de-France (Martinique, le 12 février 2017). ©Jean-Claude Samyde
En ce début d’année, il est de bon ton de prendre de bonnes résolutions, de se lancer des défis ou de se fixer des objectifs. C’est aussi le moment, pour certains, de rêver les yeux ouverts.
 
I have a dream. Je fais un rêve. Nous connaissons tous cette phrase prononcée dans un célèbre discours par Martin Luther King, en 1963 à Washington. Il parlait d’un pays idéal, où Blancs et Noirs, aux États-Unis, se donneraient la main et chemineraient ensemble. L’histoire ne lui a pas encore donné totalement raison. Cependant, elle en prend le chemin.
 
Faisons un rêve, nous aussi. Que tous les gens de Martinique abolissent les frontières invisibles entre békés, mulâtres et nègres, perpétuation d’une société coloniale qui n’a plus lieu d’être. Cessons de nous réfugier dans un passé de douleur. Rêvons de trouver l’harmonie et la bienveillance dans nos relations sociales. Pour que la violence et l’agressivité soient absentes des rapports entre hommes et femmes, entre parents et enfants, envers les personnes âgées.
 

Rêver, c’est vivre mieux

 
Faisons un rêve pour que tout ce qui ne fonctionne pas dans le pays se mette à fonctionner : l’eau hors de prix, l’électricité dépendante du pétrole, les fruits et légumes souillés par les pesticides, le TCSP vraiment efficace, le décourageant échec scolaire, l’intolérable chômage de nos jeunes, la criminalisation rampante de notre société par le trafic de drogue.
 
Rêvons tous de prendre confiance en notre intelligence collective, en notre potentiel humain inexploité, en notre jeunesse. Et si nous cessions de nous plaindre à tout bout de champ comme si nous étions les plus pauvres du monde ? Et si nous donnions tort au poète qui parle de ce pays comme d’une version absurdement ratée du paradis ?
 
Il ne tient qu’à nous de vouloir vivre ces rêves de grandeur et de bonheur. À une condition. Celle de renoncer à nos peurs, à nos pesanteurs, à nos malheurs, en nous émancipant de l’esclavage mental, comme le chante Bob Marley. Rêvons donc aujourd’hui, pour mieux vivre demain.
 
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