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La situation en Haïti s'apparente à une guerre civile !

Alors que les autorités espéraient un retour au calme, les émeutes ont repris de plus belle hier lundi (9 juillet 2018), en Haïti. Les pillages continuent et les manifestants ne montrent aucun signe de trêve.
 

Des violences dans la plupart des villes en Haïti © RS
© RS Des violences dans la plupart des villes en Haïti
  • Dominique Legros
  • Publié le
Lundi (9 juillet 2018), c'est le parlement haïtien qui était assiégé avec des tirs entre rebelles et policiers.
Une partie du bâtiment était en feu. Un des agents de sécurité du parlement raconte dans une vidéo qu'il a tournée avec son smartphone que même les employés étaient sous le coup des bombes lacrymogènes utilisées par les forces de l'ordre pour dissuader les manifestants.
Flambée de violence en Haïti
À Port-au-Prince, l'aéroport était bondé de voyageurs, seuls quelques passagers d'American Air Lines ont pu embarquer et quelques autres sur des vols privés. Les compagnies aériennes françaises, Air France et Air Caraïbes ont annoncé leur retour en Haïti dès ce mardi (10 juillet 2018), mais au vu de la dégradation de la situation, les vols risquent d'être compromis.
 

Les pays étrangers s'inquiètent de la détérioration de la situation


Dans un communiqué, le Consul américain demande à la population américaine de suspendre les voyages vers Haïti. Le gouvernement américain a limité les services d'urgence à ses ressortissants. S'agissant de la France, c'est le quai d'Orsay qui est chargé d'organiser la sécurité de ses ressortissants actuellement en Haïti.
 

Évacuation du Président de la République, Jovenel Moïse ?


La frontière entre la République Dominicaine et Haïti est elle aussi fermée depuis dimanche soir pour cause de vandalisme. Les milliers d'haïtiens révoltés ont saccagé les bureaux et mis le feu à plusieurs autobus qui font la liaison entre les deux pays.

Dans une note de service parue lundi soir, les ambassades canadienne et américaine demandent à leur personnel de rester chez eux ce mardi 10 juillet. Une décision qui laisse supposer que l'évacuation probable du Président de la République, Jovenel Moïse semble se confirmer.

Ce dernier pour lequel le gouvernement américain réclame le départ depuis samedi vers un pays voisin pour sa sécurité, refusait de quitter son île. Lundi après une rencontre avec les parlementaires de la chambre des députés et le président de la cour de cassation, Jovenel Moïse n'a plus le choix, il devra partir. Le lieu d'exil reste un mystère.

Si le Président de la République haïtienne quitte le pays, c'est Joseph Lambert, l'actuel président du sénat qui devrait le remplacer provisoirement.

En cas de démission du premier ministre, comme le réclame les manifestants, la constitution haïtienne exige la démission du gouvernement entier. Il a l'obligation de régler les affaires courantes jusqu'à la nomination d'un nouveau Premier ministre.
"La guérilla" a débuté vendredi 6 juillet à Port-au-Prince et à Pétion-Ville et qui s'est répandue comme une traînée de poudre dans tout le pays. Du jamais-vu depuis le gouvernement Duvalier.

Haïti qui attend les restes de l'onde tropicale Béryl sous forme de fortes pluies et de vents violents dans certaines régions, devra gérer une crise économique et sociale colossale.
Un pays qui semble en voie d'extinction tant il peine à se relever...




 

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