"Sonmiziksonpawol" ou quand le théâtre se nourrit de paroles, de musiques et de chants

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Artistes
les artistes en répétition avant la première du jeudi 17 juin 2021 ©D. Bétis

La saison 2020/21 du théâtre Aimé Césaire (Fort-de-France) aborde sa dernière ligne droite avec une création pluridisciplinaire "sonmiziksonpawol" dès ce jeudi 17 juin 2021. Mise en scène par Annick Justin-Joseph, la pièce rend un hommage à Henri Brival, le maitre  du "bwa ronflé".

Les amoureux du théâtre, de la musique vont assister à un moment poétique et musical dans lequel les mots voyagent, la parole circule à travers la musique des langues. 

Une mise en résonance de la caraïbe multilingue

 

Cette création "Sonmiziksonpawol" offre aux spectateurs une vision solidaire du monde avec une mise en résonance de la parole dite ou chantée. Les comédiens évoluent sans complexe sur scène démontrant la musicalité des langues et leur pouvoir de partage. Pour Annick Justin-Joseph qui assure la mise en scène, le comédien, le musicien ou le chanteur demeurent des passeurs.

Un invité de marque 

 

James Germain, l’enfant de Saint-Antoine, quartier populaire de Port-au-Prince (Haïti) fait partie des acteurs de la pièce. Il a grandi dans l’antre des chants vaudou. L'artiste s'est formé au chant jazz et classique, successivement au Conservatoire Claude Debussy, au Conservatoire du XVIIe et à l’Ecole de Jazz du Centre d’Initiation Musicale à Paris.

James Germain se rend ensuite au Mali pour s'imprégner de toutes les mélodies, de toute l’histoire mandingue. Il travaille avec des griots et des griottes, en chantant créole, et eux en bambara.

Dans cette pièce de théâtre James Germain livre son talent, marque son enracinement, signe une rencontre, et donne à la pièce de l'envergure en s'inscrivant dans un enracinement à dimension universelle.

James Germain : chanteur-comédien

Un cabaret littéraire

 

Outre l'invité de marque, on retrouve à l’affiche Daniel Bardury, docteur en langues et cultures régionales mais aussi joueur de bwa wonflé, maître du ti bwa et du bâton.

Christophe Rangoly dit Papa SLam, également flûtiste, est une figure tutélaire du passeur au sein de cette création. Jean-Louis N’Guyen, multiinstrumenstiste, maître harmoniciste fait partie de la distribution.

Il en est de même pour Yna Boulanger, danseuse et comédienne. Le jeune Medhy Casérus Vérin (15 ans) fait parler son saxo et Stella Gonis, fanm tanbouyé chante et joue aux percussions.

La pièce de théâtre "Sonmizikson pawol" est jouée ce soir jeudi, vendredi 18 et samedi 19 juin au théâtre municipal à 19h30.