Toussaint et jour des défunts : quelle différence ?

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Cimetière / toussaint
Cimetière de la ville de Bellefontaine (en Martinique). ©Guy Etienne
Célébré le 1er novembre, le jour de la Toussaint n’est pas un jour triste pour la religion catholique, car c’est littéralement "la fête de tous les Saints". Le 2 novembre, c’est le temps de la pensée pour les disparus et donc du recueillement, ce qui généralement ravive le chagrin dans les cœurs.

Chaque année, depuis l’an 835, le premier jour du mois de novembre est dédié à la commémoration des Saints, comme l'a instauré le pape Grégoire IV. La Toussaint c’est donc littéralement "la fête de tous les Saints". L'actuel Saint-Père François, dans son exhortation apostolique Gaudete et Exsultate publiée le 9 avril 2018, appelle chacun à "devenir Saint".

Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même.

(Extrait de l’exhortation apostolique du Saint-Père – 19 mars 2018)

 

2 novembre, le jour des défunts

 

Après la joie de célébrer les Saints dans les églises en particulier le 1er novembre, le jour d’après (le 2 novembre), les catholiques commémorent leurs proches disparus dans le recueillement. C’est donc le temps où les morts reviennent dans les mémoires. Les familles se rendent donc dans les cimetières pour illuminer les sépultures et y déposer des fleurs, comme le veut la tradition.

Les décès nous ont rappelé la fragilité comme la préciosité de la vie, sa fin facile comme son origine gratuite, la fugacité de notre passage sur terre comme notre destinée à inscrire cette vie dans la foi, l’espérance et l’amour.

 

Plus qu’une consolation ou un grand travail de deuil les regards tournés vers la tombe, même la plus chère, nous sommes appelés, après nos morts, à vivre déjà tournés vers l’Eternité bienheureuse.

A goûter la vie.

En l’honneur de nos chers disparus.

En l’honneur de l’Esprit Créateur et Donateur de Vie.

(David Macaire, Archevêque de Martinique – 29 octobre 2021, martinique.catholique.fr)

 

C’est au XIIIe siècle que Rome a inscrit le 2 novembre comme jour de commémoration sur le calendrier de l’Église universelle, afin d'inviter aussi les catholiques à prier.