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Trinidad-et-Tobago : le retour de 12 personnes expulsées de Turquie suscite l'inquiétude

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Faris al Rawi, ministre de la justice de Trinidad-et-Tobago
Faris al-Rawi, ministre de la justice de Trinidad-et-Tobago ©loop tt
Douze Trinidadiens expulsés par la Turquie sont revenus dans leur pays d’origine la semaine dernière (28 avril). Soupçonnés d’avoir été recrutés par le groupe terroriste DAESH, les membres du groupe seront surveillés en permanence par les autorités trinidadiennes.
C’était en juillet de 2016, les douze membres du groupe avaient été interpellés par les autorités turques et placés en détention provisoire en Turquie. Les Trinidadiens étaient alors accompagnés d’un ressortissant syrien connu sous le nom d’Asem H. Selon les autorités turques, il s’agit bien d’un recruteur pour le groupe terroriste DAESH.

Les autorités trinidadiennes n'ont pas été informées

Le ministre de la Justice de Trinidad-et-Tobago, Faris Al-Rawi a confirmé qu’une enquête a été ouverte sur les conditions du départ et des interpellations des douze personnes expulsées de la Turquie.

Au moment de leur atterrissage dans la capitale, Port of Spain, les adultes du groupe ont été interrogés, mais ils n'ont pas été inculpés de crime. Aujourd’hui ils peuvent circuler librement sur le territoire. À Trinidad-et-Tobago, on déplore le manque de renseignements de la part des services de sécurité turque sur les conditions des arrestations. 

Des enfants et des femmes font partie du groupe

Selon le quotidien, le Guardian de Trinidad-et-Tobago, le groupe est composé de trois hommes et de cinq femmes, un adolescent âgé de 19 ans, une fillette de 12 ans et deux bébés. Ils sont tous de religion musulmane.

En avril 2016, le gouvernement de Trinidad-et-Tobago avait émis une alerte sur les proches des hommes et des femmes qui sont partis en Syrie pour se battre aux côtés des djihadistes. Et pourtant, personne à Trinidad n’a signalé l’absence de ces 12 personnes. Un fait étrange, selon le ministre de la Justice, Faris al-Rawi.

Selon l’opposition trinidadienne, les adultes de ce groupe pourraient bien poser un vrai danger pour la sécurité nationale de Trinidad-et-Tobago.
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