Un commando de 28 hommes engagé pour l'assassinat du président Jovenel Moïse

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Police Haïti
Conférence de presse de la police haïtienne. ©PrimatureHT
Plus de 48 heures après l’exécution du président haïtien, Jovenel Moïse, les investigations et la traque pour retrouver les coupables avancent à grands pas. Les forces de l’ordre ont annoncé jeudi soir (8 juillet) que le commando était composé de 26 Colombiens et de 2 Américains d’origine haïtienne.

Jeudi soir (8 juillet 2021), les autorités haïtiennes ont tenu une nouvelle conférence de presse (la 2e de la journée) pour faire un nouveau point sur les enquêtes en cours autour de l’assassinat du président Jovenel Moïse.

L’étau se resserre sur le commando et les hommes ayant investi la résidence privée du président Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 avant de le tuer. Le chef de l’Etat haïtien a été criblé de balles selon les éléments rendus public par les enquêteurs.

 

 

Si dès la journée du 7 juillet des arrestations étaient intervenues, les forces de police et de l’armée haïtienne ont poursuivi la traque des hommes du commando. Mercredi dernier (7 juillet), les autorités avaient indiqué avoir eu des informations sur l’origine des assaillants qui parlaient espagnol et anglais.

2 Américains d'origine haïtienne dans le commando

 

Hier soir, autour du Premier ministre Claude Joseph, des précisions ont été données quant à la structuration du commando et un bilan actualisé "des prises" de la PNH a été divulgué.

Selon le directeur général de la police nationale d’Haïti, Léon Charles, le commando qui a pris d’assaut la résidence du président Jovenel Moïse était composé de 28 membres, 26 colombiens et deux américains d’origine haïtienne. 8 hommes sont encore activement recherchés.

La police haïtienne et les représentants du gouvernement n'ont pas hésité à dévoiler le visage des hommes arrêtés, ils ont été présentés en direct lors de la conférence de presse.

 

 

Désormais, les enquêteurs cherchent à découvrir le mobile de ce crime odieux mais surtout traquent les cerveaux qui ont commandité cet assassinat du président de l’état haïtien. Selon le directeur de la PNH, certains membres du commando auraient indiqué avoir été recrutés via l’internet. Les investigations et interrogatoires se poursuivent en même temps que la traque des fuyards.

 

 

 

Les responsables de la sécurité du président seront entendus

 

Et pour tenter de comprendre comment la sécurité du président Moïse a été mise à mal, les responsables de plusieurs unités sont sommés de s’expliquer devant les juges. Tous les agents de sécurité rapprochés du président Jovenel Moïse ainsi que des deux hauts responsables de sa sécurité du président seront entendus.

Parallèlement, avec l’annonce de la reprise des activités, les observateurs de la vie politique tout comme la communauté internationale, appellent au maintien d’élections pour Haïti. Annoncées pour le 26 septembre, vont-elles se tenir à cette date ? L’ONU entend aider à cette nouvelle phase démocratique et appelle au calme. Les tensions sont encore fortes et nul ne sait comment évoluera la situation à Port-au-Prince et dans les environs de la capitale en proie à la violence et la guerre des gangs.