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L'université des Antilles : la scission "serait une régression pour la Martinique et la Guadeloupe" [Gérald Désert]

La situation de l'UA inquiète. Si certains membres de la communauté universitaire semblent souhaiter une nouvelle partition, d'autres sont favorables à une fusion des deux pôles, de Guadeloupe et de Martinique. Gérald Désert partage cet avis dans une tribune qui sera bientôt rendue publique.
 

© Université antilles
© Université antilles
  • Guy Etienne
  • Publié le , mis à jour le
Lorsqu'en 2015, le projet de loi transformant l'université des Antilles et de la Guyane en campus des Antilles a été adopté par l’assemblée, plusieurs parlementaires dont Alfred Marie-Jeanne mettait déjà en garde contre le risque d’éclatement de l’UA.

Serge Letchimy prônait de son côté, l'union des peuples de Guadeloupe et de Martinique.

Le président du Conseil Exécutif de la CTM a donc réitéré son souhait face au chef de l’État vendredi 1er février 2019, lors du grand débat national avec les élus d’Outre-mer.
Une doléance qui fait suite à la création (en janvier dernier), d’un comité de défense de l’Université des Antilles.
 

Une tribune pour défendre l'université


Dans une tribune qui sera bientôt rendue publique, Gérald Désert, enseignant au département espagnol de la Fac de lettres et sciences humaines de Schœlcher et membre du conseil académique du pôle Martinique se prononce lui aussi contre la scission de l’UA. Selon lui, ce serait tout simplement une régression le cas échéant.

L'union fait la force. Ce serait une régression pour nos deux îles Martinique et Guadeloupe. On serait assujettie à une instance universitaire, on n’aurait pas les pleins pouvoirs pour délivrer de diplôme et on serait soumis bien évidemment au programme d'autres universités. Donc c'est vraiment ce qui risque d'arriver comme à Mayotte où ils sont centre universitaire", affirme l'enseignant.  

Gérald Désert

Enseignant au département espagnol de la Fac de lettres et sciences humaines de Schœlcher et membre du conseil académique du pôle Martinique 
Le comité doit relancer les politiques sur le sujet, mais également les organisations syndicales, ainsi que les étudiants des deux pôles.
L’objectif étant d’écarter définitivement une nouvelle partition, après celle de la Guyane, où une université de plein exercice a ouvert ses portes en septembre 2014, dotée de ses propres organes de gouvernance et de son budget.

Ce campus à taille humaine est censé améliorer l'accès des jeunes à l'enseignement supérieur sur ce territoire. Ils étaient plus de 4200 inscrits à Cayenne, pour la rentrée 2018-2019.

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