Vaccin anti-Covid 19 en Martinique : les premières injections débutent mi-janvier 2021 pour les personnes fragiles

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Vaccin anti-covid 19
Vaccin anti-covid 19 (image d'illustration) ©Pixabay

La campagne de vaccination contre le coronavirus commence dans l'hexagone ce dimanche 27 décembre 2020 dans quelques établissements pour personnes âgées, sur la base du volontariat. En Martinique, le CHU se prépare pour la première phase à partir du 15 janvier 2021 dans ses EHPAD.

Après autorisation de l’Union Européenne et l’avis favorable de la Haute Autorité Sanitaire (HAS), les premières injections du vaccin Pfizer et BioNTech contre le coronavirus débutent en France continentale, ce dimanche 27 décembre 2020.

Il sera administré dans un premier temps à quelques personnes âgées volontaires jugées fragiles. Idem en Martinique, où le Centre Hospitalier Universitaire de Fort-de-France attend près de 100 milles doses dans les jours qui viennent, lesquelles seront stockées à -80 degrés dans un congélateur spécial.

Les premières piqûres sont prévues entre le 15 et le 30 janvier 2021, "avec le consentement" des patients ou de leurs proches.

Nous préparons la campagne en lien étroit avec l’ARS (…). Conformément aux instructions nationales qu’on a reçues, on va vacciner en première phase les résidents hébergés en EHPAD ou en unités de soins longue durée, ainsi que les professionnels qui travaillent dans ces services, considérés à risque (…).

 

En tant qu’établissement pivot, on va fournir des doses à l’ensemble des centres de gériatrie de Martinique, dont le centre Emma Ventura.

(Anne Calais - secrétaire générale du CHU de Martinique)

 

Stratégie vaccinale en 3 phases

 

La première étape prévue par le ministère de la santé en janvier et février concerne : 

  • Les personnes âgées résidant en établissements (en EHPAD par exemple),
  • Les professionnels y exerçant et présentant un risque élevé (âge supérieur à 65 ans, pathologies). 

En effet, les personnes âgées résidant en établissements sont les plus à risque de formes graves et ces structures sont reconnues pour être des lieux où le virus circule vite.

 

Les professionnels à risque exerçant dans ces structures sont particulièrement exposés. Ces deux publics se verront donc proposer la vaccination en priorité. 

(Ministère des solidarités et de la santé)

 

2e et 3e étape à partir de mars 2021

 

Une fois ces deux publics vaccinés, l’étape 2 concernera : 

  • Les personnes âgées de plus de 75 ans, puis les personnes âgées de plus de 65 ans et atteintes de pathologies, ainsi que les professionnels de santé et du médico-social de plus de 50 ans.

3e étape :

  • Les autres tranches de la population susceptibles d’être infectées et non ciblées antérieurement.

(Source : ministère des solidarités et de la santé)

Qui donne le vaccin ?

 

Lorsque les doses seront livrées aux établissements, la vaccination en deux injections espacées de 21 jours, sera effectuée (sur la base du volontariat) par un médecin ou un infirmier et supervisé par le praticien précise le ministère.

Dans cette stratégie gouvernementale, les professionnels libéraux sont eux aussi concernés, mais le syndicat Convergence Infirmière qui rassemble les IDEL (Infirmiers Diplômés d’Etat Libéraux), considère d’ors et déjà que "le compte n’y est pas", dans une réaction publiée sur son site le 26 décembre 2020.

Nous ne pourrons vacciner que si un médecin peut intervenir à tout moment en cas d’effets secondaires.

La responsabilité de la vaccination est partagée entre les médecins et les IDEL. (Elle) nécessitera en outre une surveillance de 30 minutes.

 

Nous devrons donc par conséquent réorganiser nos tournées. Malgré ces contraintes, malgré le temps passé, malgré les responsabilités, on nous propose une cotation AMI 2,1 soit 6,61 €. Pour nous, le compte n’y est pas.

 

Convergence Infirmière ajoute que la CNAM "doit revoir sa copie" et que "le gouvernement doit accorder de véritables moyens s’il veut déployer une vaste et robuste politique vaccinale".

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