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Venezuela : les prisonniers se mangent-ils entre eux?

Les autorités vénézuéliennes enquêtent sur des accusations de cannibalisme à la prison de San Cristóbal, à l’ouest du Venezuela. Un détenu est en effet soupçonné d’avoir assassiné, puis obligé d’autres prisonniers à consommer la chair de ses victimes lors d’une émeute.

"Ils ont forcé les détenus à manger la chair de ceux qu'ils ont exécutés" Luz Sepulveda, mère d'une victime. © Caraïbes-Martinique 1ère
© Caraïbes-Martinique 1ère "Ils ont forcé les détenus à manger la chair de ceux qu'ils ont exécutés" Luz Sepulveda, mère d'une victime.
  • Serge Zobeide
  • Publié le , mis à jour le
Les familles des deux victimes, Anthony Correa et Juan Carlos Herrera, ont confirmé leur mort au début du mois d’octobre, au terme d’un mois de mutinerie à la prison surpeuplée de San Cristóbal, à l’ouest du Venezuela.
 
La mère d’Anthony Correa, Luz Sepulveda, a déclaré que son fils n’était ni sur la liste des détenus de San Cristóbal, ni parmi ceux qui en ont été évacués, après le siège de la prison. "Mon fils aurait été torturé et tué", a déclaré Luz Sepulveda. "Ils ont forcé les détenus à manger la chair de ceux qu’ils ont exécutés. Comment pouvez-vous expliquer une telle cruauté, alors que pendant sa détention, mon fils avait reçu une lettre de bonne conduite ?", a t-elle ajouté.
 

Dorangel Vargas surnommé "mangeur d'hommes"

Les deux familles n’ont pas hésité à attribuer les assassinats et surtout les actes de cannibalisme à Dorangel Vargas, surnommé "mangeur d’hommes", par les Vénézuéliens. Il purge d’ailleurs une peine pour cannibalisme depuis 1999. Le gouvernement a confirmé les deux décès, mais pas les circonstances dans lesquelles ils sont intervenus. Six policiers, accusés d'aider les prisonniers, ont été arrêtés.
 
Franklyn Duarte, un membre de l'opposition locale au congrès, a affirmé qu'il dispose d’éléments, dont une vidéo prouvant l’acte de cannibalisme. Il a promis qu’il les remettrait aux autorités.
 
En attendant, le ministre en charge des prisons, Iris Varela, a laissé entendre que les accusations de cannibalisme à la prison pourraient être exagérées. Mais selon un enquêteur officiel, les auditions de prisonniers valideraient la version des familles. Les doigts de cinq détenus qui refusaient de manger la chair qui leur était imposée ont été coupés.
 
Le cannibalisme, comme les trafics d’armes et de drogue, serait une pratique de gangs, dans cette prison. Les uns vont jusqu’à forcer les autres à manger certaines parties des prisonniers rivaux capturés et exécutés...

(Re)voir le sujet de la rédaction Caraïbe
Prison
Accusation de cannibalisme à la prison de San Cristóbal au Venezuela  -  martinique  -  martinique

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