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Affluence des cas de bronchiolite au Centre Hospitalier de Mayotte

 Les services des urgences du CHM sont actuellement submergés par des cas de bronchiolite.
Les mamans hospitalisées pour quelques jours apprennent auprès des infirmières les gestes à appliquer pour déboucher le nez de leurs bébés, ainsi que les réflexes à acquérir pour éviter toute contamination.

© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU
© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU
  • Par Emmanuel Tusevo
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 Les services des urgences du Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) sont actuellement submergés par des cas de bronchiolite.
Les mamans hospitalisées au CHM pour quelques jours apprennent auprès des infirmières les gestes à appliquer pour déboucher le nez de leurs bébés, ainsi que les réflexes à acquérir pour éviter toute contamination.
Préoccupé par l’affluence des nourrissons au CHM, le service de pédiatrie recommande aux parents de garder leurs enfants le plus possible à l’ intérieur de la maison, de ne pas les exposer au monde extérieur avant l’âge
de 1 mois  et de se laver les mains avant de porter les bébés. 

A LIRE :


Institut national de prévention et d'éducation pour la santé
Bronchiolite: 

tout ce qu’il faut savoir pour limiter les risques de transmission

15-12-2010

Chaque hiver, près de 30 % des enfants de moins de 2 ans sont affectés par la bronchiolite. Cette infection respiratoire des petites bronches est due à un virus respiratoire très répandu et très contagieux. Cette épidémie saisonnière, potentiellement grave pour les nourrissons, débute généralement mi-octobre et se termine à la fin de l’hiver avec un pic durant le mois de décembre. 

Des précautions pour limiter la transmission du virus

Le virus se transmet lors des éternuements, de la toux, par les mains et les objets souillés par une personne infectée. Le rhume de l’enfant et de l’adulte peut être à l’origine d’une bronchiolite chez le nourrisson.
La bronchiolite débute généralement par un simple rhume et une toux, puis l’enfant est gêné pour respirer et il peut présenter des difficultés pour boire et manger. Les quintes de toux sont très fréquentes et peuvent s’accompagner de sifflements.
En cas de signes de bronchiolite, il faut rapidement contacter votre médecin qui confirmera le diagnostic.

Pour éviter la transmission du virus à l’origine de la bronchiolite à votre bébé, vous pouvez adopter des gestes simples et quelques précautions (les parents, les frères et les sœurs, et tout l’entourage proche, etc.) :

·         lavez-vous systématiquement les mains à l’eau et au savon pendant 30 secondes avant de vous occuper d’un bébé,
·         si vous avez un rhume ou que vous toussez, portez un masque chirurgical (en vente en pharmacie) pour vous occuper de lui, et demandez le aussi à toutes les personnes qui s’occupent de votre bébé, 
·         si vous êtes enrhumé ou en période d’épidémie, n’embrassez pas votre enfant sur le visage, ni sur les mains. Ce conseil s’applique également à tout l’entourage (frères, sœurs, etc.),  
·         aérez sa chambre tous les jours au moins 10 min,
·         n’échangez pas dans la famille et l’entourage les biberons, les sucettes, les couverts et verres non nettoyés,
·         évitez de rendre visite, avec lui, à des personnes enrhumées ou grippées. Inversement, demander à une personne enrhumée ou grippée de reporter sa visite,
·         évitez de l’emmener dans des endroits publics où il risquerait d’être en contact avec des personnes enrhumées (centres commerciaux, transports en commun…),
·         si votre enfant est malade et que vous souhaitez consulter, prévenez votre médecin avant de vous rendre dans sa salle d’attente (il est préférable d’éviter de contaminer d’autres petits enfants).

Une brochure pour savoir ce qu’il faut faire

Pratique et concrète, la brochure « La bronchiolite » explique comment limiter la transmission du virus et que faire quand son enfant est malade. Cette brochure est gratuitement mise à disposition des parents depuis le mois d’octobre chez les pédiatres, médecins généralistes, et également dans les crèches, les maternités, les caisses primaires d’assurance maladie, les caisses d'allocations familiales, les centres de protection maternelle et infantile…
·         Télécharger la brochure la bronchiolite (pdf, 593 Ko)
·         Pour commander la brochure la bronchiolite

http://www.parents.fr/Puericulture/Sante-bebe/0-2-ans-tout-sur-la-bronchiolite

0-2 ans : tout sur la bronchiolite
PARENTS  - 27 novembre 2014


Tout savoir sur la bronchiolite

La bronchiolite est une infection banale due à un virus répandu et très contagieux (le virus respiratoire syncitial ou VRS, dans 7 cas sur 10) qui attaque les bronchioles ou petites bronches. Angoissante pour les parents, mais la plupart du temps sans gravité, elle peut être soignée, dans la plupart des cas, à la maison.
 

Quand faut-il penser à la bronchiolite ?

Sous nos latitudes, cette maladie très contagieuse frappe chaque année près de 500.000 bébés de moins de 2 ans, à partir du 15 octobre environ jusqu'en mars.
Les signes sont faciles à reconnaître : tout commence par un rhume, puis, quatre ou cinq jours plus tard, l'infection "tombe" sur les voies aériennes inférieures. Le bébé tousse (une toux sèche), il a du mal à respirer, il ronfle et, lorsqu'il expire l'air contenu dans ses poumons, il siffle. Mais pas toujours. En effet, chez un nourrisson, une bronchiolite grave peut rester silencieuse ! Il a souvent des diarrhées et des vomissements et une fièvre modérée (pas plus de 38°).La maladie guérit, dans neuf cas sur dix, en huit jours et sans complications.

Faut-il systématiquement conduire son enfant à l’hôpital en cas de bronchiolite ?

Sûrement pas ! Vous ne contacterez un service d’urgence que si vous ne pouvez vraiment pas faire autrement, que votre bébé a des signes de gêne respiratoire, s’il vomit et qu’il a des diarrhées, qu’il a moins de 3 mois, est né prématurément, a eu une maladie pulmonaire ou une malformation cardiaque. Dans la majorité des cas, il suffit d’une consultation chez le pédiatre qui suit habituellement l’enfant.

Les cas d'urgences de la bronchiolite

Les critères de gravité : votre bébé n'arrive pas à déglutir le lait des biberons, se met à respirer plus vite. Il lutte de tous ses muscles pour y parvenir : les ailes de son nez son animées de battements, son thorax, entre les côtes, semble enfoncé ou au contraire distendu. Autres signes inquiétants, des diarrhées et des vomissements importants qui risquent d'entraîner une déshydratation.
Les prématurés (nés à moins de 32 semaines), les bébés âgés de moins de 3 mois et ceux qui souffrent d'une anomalie broncho-pulmonaire ou d'une cardiopathie doivent être obligatoirement hospitalisés en urgence.

Comment soigne-t-on la bronchiolite ?

A la maison, lavez le nez de votre bébé plusieurs fois par jour avec du sérum physiologique ou une solution d'eau de mer. Faites le boire plus que d'habitude et le ne forcez pas à finir ses biberons. Aérez et humidifiez sa chambre. Installez-le, de préférence, en position demi-assise en rehaussant la tête du matelas. Commencez immédiatement les séances de kinésithérapie respiratoire prescrites qui seront effectuées tous les jours (chez vous, à l’hôpital ou dans un cabinet médical) et sans interruption. Le kinésithérapeute fait une série de cinq ou six séances en moyenne, à raison d'une par jour. Il aide l'enfant à expirer les glaires qui encombrent ses bronches et bronchioles, ses mains accompagnant avec fermeté les mouvements respiratoires. Lorsque les glaires remontent vers l'arrière-gorge, il contracte à la fois le nez et la bouche et dégage les mucosités à l'aide d'un mouchoir en papier, en les faisant sortir par la bouche.

Existe-t-il des médicaments contre la bronchiolite ?

Des médicaments comme des bronchodilatateurs (la Ventoline) en nébullisation et des corticoïdes donnés par voie générale (souvent le Célestène), semblent être efficaces chez certains nourrissons. Lorsque les sécrétions sont manifestement sur-infectées par des bactéries, le médecin prescrit des antibiotiques. En revanche, les médicaments censés fluidifier les sécrétions (les mucolytiques) n'ont pas d'intérêt, car ils favorisent la descente des mucosités dans l'arbre respiratoire, alors qu'il faut au contraire les faire remonter ! Quant aux antitussifs, ils sont contre-indiqués puisqu'il faut justement que le bébé expectore ses glaires ! En prévention et pour les bébés les plus menacés, on peut donner un antiviral comme le palivizumad ou le Synagis. Très cher et disponible uniquement en milieu hospitalier, il est administré par voie intramusculaire aux bébés fragiles : les prématurés nés avant 36 semaines et âgés de 6 mois au début de l'épidémie saisonnière et les enfants atteints de dysplasie broncho-pulmonaire de moins de 2 ans. 

Pour en savoir plus :
Institut national d'éducation pour la santé : www.inpes.sante.fr

Comment faire pour éviter au maximum le risque de contagion de la bronchiolite ?

Lavez-vous systématiquement les mains à l'eau et au savon avant de vous occuper de votre bébé. En cas de rhume, ne l'embrassez pas sur le visage. Ensuite, nettoyez très soigneusement les biberons, tétines et couverts et ne les échangez pas avec ceux des autres enfants de la famille. En automne et en hiver, mieux vaut lui éviter, autant que possible, surtout s'il a moins de 3 mois, la fréquentation des galeries commerciales et des transports en commun où il peut côtoyer des personnes enrhumées. Désobstruez régulièrement son nez, narine après narine, avec du sérum physiologique ou une solution isotonique marine, présentation Nourrissons. Enfin, le tabagisme passif aggrave la bronchiolite : ne jamais fumer à la maison est l'un des moyens de l'aider à passer le cap de cette maladie.
 
Lire aussi le dossier :   La kiné respiratoire pour soigner la bronchiolite






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