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Les mahorais ont remporté les finales de handball des 9es Jeux décentralisés de la CJSOI

Accueil chaleureux au conseil général pour la sélection masculine  de handball qui a remporté les finales
 des 9es Jeux (décentralisés) de la Commission de la Jeunesse et des sports de l’Océan Indien(CJSOI) à Madagascar. Moins chanceuses, les handballeuses ont été encouragées.

  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le
Accueil chaleureux au conseil général pour la sélection masculine mahoraise de handball
qui a remporté
les finales de handball des 9es Jeux (décentralisés) de la Commission de
la Jeunesse et des sports de l’Océan Indien(CJSOI) à Madagascar.

Les handballeuses qui ont eu moins de chance ont également été fêtées et encouragées.
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AYOUBA ALI KARHIN, Conseiller technique fédéral à Mayotte, entraîneur professionnel et chef de la délégation de Mayotte à cette compétition a relaté à EMMANUEL TUSEVO pour «  Mayotte 1 ère.fr – Actualités » les péripéties de cet exploit.
 
AYOUBA ALI KARHIN :

  " On s'est concentré sur le sport et pas sur les querelles politiques "


«  On a travaillé pendant deux ans puisque c’était prévu à Djibouti en 2014. C’était annulé. Là, c’était organisé à Madagascar. On attendait ce résultat là et on est parti pour ça.
Nous tenons à conserver ce titre et très prochainement, il y aura les jeux des îles. Notre but est d’aller en finale aux jeux des îles.
C’était très compliqué pour la compétition que nous venons de remporter. Quand on est arrivé, on n’a pas vu de drapeau français. Les jeunes ne savaient pas mais moi je le savais. Il n’y avait pas de drapeau français. On portait le drapeau du conseil général. Avant il y avait de gros drapeaux français qui étaient dans le palais des sports mais qui ont été enlevés. Donc c’était des situations hyper difficiles, On fait le match d’ouverture contre Madagascar et on perd d’un but. La compétition a commencé de façon difficile pour nos garçons et nos filles. Mais on était parti pour faire des résultats. On n’avait pas travaillé pendant deux ans pour rien. Donc,on s’est concentré sur le sport et non pas sur la politique. C’est ce qui a donné le résultat aoujourd’ui.Ce sont surtout les clubs mahorais qui se sont mis à travailler quotidiennement  pour former ces jeunes là. Donc je salue le travail des bénévoles qui encadrent les jeunes.
De bonne heure, on avait affiché l’objectif, arrivé en finale pour les filles et les garçons. Une fois en finale, on a recadré la situation avec l’objectif de repartir  à Mayotte avec les deux titres. Malheureusement, cela n’a pas souri aux filles mais les garçons ont atteint le but.
C’était difficile pour les garçons de voir les filles pleurer après leur match, c’était extrêmement difficile pour eux de voir ça c’est pourquoi d’ ailleurs ils ont commencé le match de manière chaotique parce qu’on a poursuivi Madagascar durant tout le match. On était à 10 buts de Madagascar durant tout le match et c’est dans les cinq dernières minutes qu’on est revenu, on était à moins sept à cinq minutes de la fin, on est revenu pour égaliser, partir aux prolongations et faire match nul au bout de la prolongation et gagner de 1 but contre Madagascar  à la deuxième prolongation. Cette fois là, voir les malgaches pleurer ça nous fait fait du bien.
QUESTION : EMMANUEL TUSEVO
Comment pouvez-vous expliquer les déboires du sport à Mayotte. On vient de voir deux équipes de football se faire sanctionner sévèrement. Quels sont les freins, les obstacles pour la promotion réelle du sport à Mayotte ?

REPONSE : AYOUBA ALI KARHINE


Le sport mahorais est d’ abord malade de ses structures. Les autres maladies qu’il fallait soigner, c’est de se former au bon niveau et donc trouver des bénévoles qui encadrent les jeunes pour obtenir de bons résultats.
Et puis il y a le complexe d’infériorité. Quand les mahorais partaient en compétition, ils partaient pour les voyages. Aujourd’hui, il faut partir pour des résultats.
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