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L'actualité régionale 17 Avril

  • Par Bruno Minas
  • Publié le
COMORES

Le président Azali a enfin reçu le courrier qu’il attendait le plus : celui du président Macron


C’est la reconnaissance par la France de la légitimité de son pouvoir. Elle vient effacer le goût amer de l’élection calamiteuse du 24 mars dernier. La lettre du président Emmanuel Macron au président Azali Assoumani est toute en subtilité. Il y a un mot manquant : c’est le mot félicitation, ou le verbe féliciter. Le président français présente ses vœux de réussite au président comorien tout en l’invitant à reprendre les discussions en vue de progresser dans la lutte contre les trafics d’être humains. Avec un appel à conclure l’accord lancé le 6 novembre 2018. Un projet d’accord sur la question de Mayotte.
Emmanuel Macron relève par ailleurs « la disponibilité du président Azali à dialoguer avec tous les acteurs de la classe politique » et sa « volonté à restaurer la confiance, la paix et la sécurité ».
C'est-à-dire tout le contraire de ce qui se passe actuellement, avec les arrestations arbitraires, voire la torture, les emprisonnements sans procès, et  la censure de la presse




L’interview du ministre de l’intérieur Christophe Castaner par Géniale Attoumani et Siti Daroussi n’est pas passée inaperçue à Moroni

Le journal pro gouvernemental « Al Watwan » y consacre tout un article, et a surtout retenu une réponse de Christophe Castaner : quand il dit que les discussions reprendront « avec le président élu des Comores ».  « Un passage qui laisse peu de place aux fantasmes diplomatiques entretenus par certains », écrit le journal, ajoutant que  « tout est dit ».
L’article exprime l’immense besoin de reconnaissance de ce  régime issu des résultats proclamés, qui pour beaucoup d’observateurs, ne sont pas conformes à ceux des urnes.




MAURICE

Il y a beaucoup de poursuites pour trafic de stupéfiants à l’île Maurice, mais celle-ci est inhabituelle : elle vise une dame de 71 ans


Elle s’appelle Aissa Baccus. Elle a été présentée au tribunal à Port Louis. L’histoire s’est passée à l’aéroport de Plaisance. Les douaniers venaient d’arrêter un passeur africain originaire de Sierra Leone, une mule, qui avait ingurgité 48 boulettes d’héroïne.  Et c’est là qu’ils ont remarqué cette dame qui semblait observer attentivement la scène, et tentait même de prendre des photos.  Les policiers intrigués ont saisi son téléphone dans lequel ils ont trouvé une photo du passeur. L’explication est venue après : le fils de cette dame, âgé lui de 39 ans,  était déjà en prison pour trafic de drogue. Elle était simplement venue le remplacer pour une livraison prévue.




LA REUNION

Des produits alimentaires en provenance de Madagascar ont été saisis ces derniers jours par les douanes


La saisie fait suite à une enquête entamée depuis l’année dernière sur des arachides en vente sur les marchés réunionnais, sans déclaration à l’importation. Les arachides sont des produits à risque élevé pour la santé des consommateurs. A cause de la chaleur et  l’humidité, elles peuvent avoir développé un champignon toxique. Les prélèvements sur le marché réunionnais ont montré des teneurs en aflatoxine deux fois supérieures à la norme maximale. 5,5 tonnes d’arachides ont été saisies dans des containers, mais pas seulement. Il y avait aussi des gousses de vanille frelatées, du riz rouge plein de charaçons, du curcuma chargé en colorant chimique, du miel douteux etc… Sans compter les crèmes éclaircissantes pour la peau.




TANZANIE

Des anciens braconniers qui se reconvertissent dans la protection des animaux, cela se passe dans le parc du Serengeti


Ils sont quarante à avoir fait illégalement carrière dans la chasse aux éléphants et aux rhinocéros pendant des années. Ces hommes sont maintenant engagés dans une nouvelle mission : sensibiliser les jeunes générations à la protection de la faune. Le parc du Serengeti est entouré de villages, et ces anciens braconniers passent dans toutes les écoles pour transmettre aux enfants  leur connaissance des animaux de la savane. Cela ne veut pas dire que le braconnage n’existe plus, mais il a du plomb dans l’aile maintenant que des unités spéciales de la police sont entraînées à réprimer cette activité lucrative. Une célèbre femme d’affaire chinoise qui a exporté de l’ivoire pendant des décennies est maintenant en prison à Dar es Salaam. Et les ex-braconniers peuvent trouver leur salut dans la propagande pro-environnement. Ceux qui continuent risquent leurs vies, car les gardiens de parc ont le droit de leur tirer dessus après une simple sommation.



 
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