L'actualité régionale 2 Septembre

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©Préfecture de La Réunion

LA REUNION

Le test Covid est obligatoire avant de prendre l’avion pour les outremers au départ de Paris. Des centaines de passagers sont bloqués à Paris, parce que les résultats ont du retard


Si l’on ne montre pas un test négatif de moins de 72 heures, il est impossible d’embarquer. Le problème est qu’à Paris les laboratoires d’analyses sont débordés de demandes de tests. Les résultats arrivent souvent en retard par rapport au délai annoncé ; les passagers ne peuvent pas s’y prendre à l’avance car il faut que le test ait moins de 72 heures. Résultat à l’aéroport d’Orly par exemple, 400 ultramarins sont bloqués, dont 200 réunionnais qui n’ont pas pu embarquer sur Air France. La compagnie a accepté de changer leur date de voyage sans leur faire payer de pénalité, en revanche il n’y aucune prise en charge des frais d’hôtel pour les jours passés à attendre le résultat du test. Si le résultat arrive hors délai de 72 heures, il faut refaire un autre test. Le problème devient quasiment insoluble, les ministères des outremers et des transports ont été alertés.




COMORES

Un vif débat est en cours entre les chauffeurs de taxis, les camionneurs, et l’administration dans l’île d’Anjouan au sujet des assurances


Le gouvernement a prévenu depuis le mois de juin qu’il était nécessaire que les taximen et chauffeurs routiers aient une assurance pour leurs véhicules. En principe c’est obligatoire pour toutes les voitures, les particuliers n’y échappent pas ; mais il y avait une sorte de tolérance non-dite pour les transports, qu’il s’agisse de passagers ou de marchandises. Le mois de septembre est commencé et rien n’est fait, constate le journal comorien « Al Watwan ». Les professionnels de la route n’assurent pas leurs véhicules parce que les temps sont durs avec la crise Covid. Les taxis tournent des journées entières à vide. Les camionneurs n’ont presque rien à transporter. De plus ils ne font pas confiance aux assureurs plus enclins à toucher les cotisations qu’à rembourser des réparations. Les chauffeurs négocient des réductions d’impôt et de taxes en contrepartie de l’obligation de s’assurer.



MAURICE

Encore un naufrage à l’île Maurice. Trois marins embarqués sur un remorqueur sont morts, un quatrième est porté disparu. Ce naufrage a un lien avec celui du navire Wakashio


Le remorqueur était lundi soir en train de tirer une barge qui avait servi au pompage des hydrocarbures sur le Wakashio. La mer était mauvaise, la barge est venue heurter et éventrer la coque du remorqueur. Ils étaient huit marins à bord, seuls quatre ont pu être secourus. 3 corps ont été repêchés, un autre était encore porté disparu hier soir. Les recherches se poursuivent. Ce sont des victimes indirectes du naufrage du Wakashio qui a grandement ému la population ; beaucoup de Mauriciens se sont révoltés contre la gestion de cette crise par les autorités. Le naufrage de ce remorqueur vient ajouter de la tristesse à la colère. Et comme si cela ne suffisait pas, on apprend qu’il y avait 25 tonnes de fuel à bord du remorqueur, On se prépare à une éventuelle nouvelle pollution, cette fois au nord-est de Maurice.





MADAGASCAR

Les juges de la Haute Cour Constitutionnelle volent au secours de la liberté de la presse



Les parlementaires malgaches proches du pouvoir avaient concocté une loi interdisant aux journalistes de publier sans autorisation des documents établis au sein des institutions de la République. Les journalistes encourraient une peine de prison si un de ces documents était révélé au public. La Haute Cour a jugé que cette disposition était liberticide, et surtout non conforme à la constitution. Cette même loi disposait qu’il était interdit de faire état des débats à huis-clos au parlement. La Cour rappelle que la séance parlementaire publique est le principe, et la séance à huis clos est l’exception. Le huis-clos ne peut être prononcé que pour des cas où la sécurité de l’Etat serait compromise. « La liberté d’information est un droit fondamental, assorti de devoirs et de responsabilités » disent les juges. Ces conclusions vont droit au cœur des professionnels malgaches qui commençaient à s’inquiéter.