"Le braconnage ne reste plus impuni à Mayotte" !

environnement
Braconnage à Saziley
©les naturalistes
Ce mardi 1er septembre 2020 se tenait au tribunal l’audience d’un braconnage de tortue marine, l’association oulanga na nyamba s’était partie civile, la décision de justice est sévère, mais justifiée selon l’association  
 
Le braconnage ne reste plus impuni à Mayotte ! C’est ainsi que s’est exclamée l’association Oulanga na Nyamba au prononcé de la décision du tribunal ; L’association s’était portée partie civile dans cette affaire,

L’association Oulanga Na Nyamba se porte partie civile systématiquement lors de ces procès contre le braconnage de tortue, ça fait un peu partie de notre stratégie pour la préservation et la conservation de ces espèces en voie de disparition ; cela a été le cas encore aujourd’hui en se portant partie civile aux côtés des Naturalistes de Mayotte, et de l’association pour la Protection des Animaux Sauvages

François-Elie PAUTE, Chargé de mission scientifique à Oulanga Na Nyamba

Comparaissait en fait dans cette affaire un pêcheur de poulpe, qui a profité d’une rencontre opportuniste avec une tortue marine sur la plage de Mtsangadoua pour la ligoter dans l’eau, la sortir sur la plage, la tuer, puis la découper. Informées par un villageois, les forces de l'ordre le surprennent en flagrant délit. Le tribunal l’a condamné ce mardi à un an d'emprisonnement avec 24 mois de sursis probatoire avec l'obligation  d'effectuer 210h de Travail d'intérêt général et d'indemniser les parties civiles à hauteur de 2000 euros pour le préjudice et 750 euros de frais d'avocat chacune des 3 associations,

Vraiment très satisfaisant de notre point de vue. L’affaire montre qu’il n’y a vraiment plus d’impunité pour ces actes de braconnage, qu’il soit opportuniste ou pas, puisque systématiquement des peines de prison sans prononcées. On se réjouit également parce qu’on s’aperçoit aujourd’hui que notre travail de sensibilisation qui se porte plus sur le long terme porte ses fruits. Une partie de la population aujourd’hui voit l’intérêt de protéger, de conserver les tortues marines et leur habitat, parce que tout simplement ça profite à tout le monde

François-Elie PAUTE, Chargé de mission scientifique à Oulanga Na Nyamba

braconnage
Tortue braconnée sur une plage de Mayotte ©Oulanga na Nyamba
Au mois de juillet déjà, la Chambre d'appel de Mamoudzou a condamné deux braconniers à deux ans de prison ferme. Chaque année entre 300 et 600 cadavres de tortues sont découverts sur les côtes de Mayotte.

 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live