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Le CODAF traque l’activité illégale des taxis-motos à Mayotte

Ils répondent au sympathique nom de taxi-moto, mais leur activité est illégale. Le CODAF a décidé de lutter contre leur développement sur le territoire. 

  • Andry Rakotondravola
  • Publié le
Ils fleurissent surtout dans la ville chef-lieu. Pratiques pour éviter les embouteillages, ils suppléent les longues attentes ou les indisponibilités des taxis. 
 

Leurs point de rendez-vous est la station de taxi de l’embarcadère Mamoudzou.

Ils agissent avec prudence, ils guettent les patrouilles de la police municipale. Une fois la voie libre, ils donnent un coup de klaxon en direction des clients qui attendent ; c’est le signal de leur disponibilité. Avec le client s’engage ensuite une négociation tarifaire selon la destination, mais les tarifs ne sont pas différents de ceux que proposent les taxis règlementés. Une fois la négociation terminée, le client enfile un casque, et la course peut commencer. 
   
Dans le cadre du plan d’actions décidé au sein du Comité Opérationnel Départemental Anti-Fraude (CODAF) dont le contrôle des activités des taxis fait partie des cibles prioritaire,  Le CODAF a décidé d’engager des contrôles de ces motos. 
 

Les premiers ont eu lieu mercredi 5 septembre dans la matinée sur la commune de Mamoudzou. 

Au cours de cette opération 5 scooters  exerçant le transport illégal de personnes ont été identifiés et interceptés. Ils ont fait l’objet d’une immobilisation immédiate.  Leurs propriétaires risquent la confiscation définitive voir la destruction de l’engin. Les recettes ont également été saisies.
Les chauffeurs et les propriétaires de ces motos feront l’objet de procédures pénales pour dissimulation d’activité, emploi d’étranger sans titre de travail et exercice illégale de la profession des taxis précise le CODAF qui a souligné dans un communiqué de presse, les dangers engendrés par cette activité illégale à savoir risques importants pour les passagers :
  • faute d’assurance pour le transport de personnes en cas d’accident,
  • défaut d’hygiène,
  • casques non homologués
  • et concurrence déloyale pour les taxis réguliers.
Le CODAF rappelle par ailleurs que l’activité de taxi est réglementée et ne peut s’exercer sans obtenir une autorisation de mise en exploitation. Les propriétaires de moto qui mettent à disposition leur engin pour exercer cette activité encourent les mêmes peines que les utilisateurs. Les contrôles vont se poursuivre sur tout le territoire dans les prochains jours.

Journal radio du 6 septembre

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