Les intercommunalités sont toutes aussi importantes que les communes...sinon plus…

politique
Saïd Omar Oili, président de l'Interco de Petite Terre
Saïd Omar Oili, maire de Dzaoudzi-Labattoir (à gauche) a reçu le soutien de Nizar Souffou (à droite), membre de l'opposition à Pamandzi pour assurer sa réélection à la présidence de la communauté de communes de Petite Terre. ©Zohra Abdou Kaphet/Mayotte la 1ère
Les intercommunalités font l’objet de bien de convoitises depuis l’installation des maires dans les communes. Ces structures vont devoir mettre en œuvre des projets d’aménagements du territoire dans leur territoire intercommunal respectif.
 
Et lors des élections des membres du bureau dans ces intercommunalités, il y a eu pas mal de surprises entre les jeux d’alliances, les coups bas et autres tractations en coulisses ; à l’issue les grands gagnants sont les oppositions. Une nouvelle donne dans le paysage politique mahorais, qui n’est pas pour déplaire à certains.

La chose intercommunale et c'est le cas de le dire, n'a fait son apparition dans la vie publique mahoraise que depuis peu. Aucun de ceux qui se bousculent pour la gérer, en tout cas à l'échelle de Mayotte, ne peut prétendre l’avoir maîtrisée réellement. C’est dans la précédente mandature en 2016 qu'on a procédé pour la première fois à son installation. Les interco ne sont pas encore rentrées complètement dans les mœurs. A à leur création on a surtout pris le temps de jeter les bases juridiques et administratives pour un fonctionnement normal dès cette nouvelle mandature.

Il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour l'intercommunalité du Nord qui est encore au stade embryonnaire et qui, si elle venait de voir le jour, peut rattraper les autres qui sont loin encore d'avoir atteint leur vitesse de croisière. Alors oui, on se bouscule pour leur gestion et les oppositions ce sont faites une place dans les différents bureaux de ces structures. Elles ont été élues démocratiquement et auront le mérite d'avoir réveillé les consciences. Ceux qui avaient cru que tout avait été joué d'avance, sauront maintenant à quoi s’attendre. Parions qu'ils auront intégré définitivement l'idée selon laquelle la fin de la récréation ne pourra désormais être sifflée qu'après le vote des conseils et intercommunautaire et du bureau.
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