La galère des élèves pour aller en cours

Une centaine d’élèves à un arrêt de bus très tôt le matin
Se lever tôt pour aller à l’école est une habitude pour beaucoup d’élèves mahorais. Et avec la grève de certains transporteurs la situation va de mal en pis. L'année scolaire a débuté voilà juste une semaine mais elle s'annonce déjà compliquée pour beaucoup.
 
Ils se sont levés à trois heures du matin pour tenter d’avoir une petite place dans le premier bus de la journée. Certains sont venus accompagnés de leurs parents. Ils sont ainsi présents dès 4 heures du matin à l’arrêt de bus. Comme ici à Koungou où une centaine d’élèves s’agglutinent et attendent patiemment. Mais à 4h30, toujours pas de bus certains commencent à s’inquiéter.

« Je commence à 7h et je finis à 16h tous les jours. On se réveille à 3h du matin. Tu arrives sur place, tu es fatigué parce que tu n’as pas pu dormir, on ne peut pas travailler comme ça»,

explique une élève

Conséquence, ils sont nombreux à dormir en classe.
 
Malgré l'heure matinale, ils sont debout pour tenter d'avoir un bus pour aller en cours
Mais en ce lundi matin, ils tentent tout de même leur chance en espérant avoir un bus. La grève de certains transporteurs ravive des tensions entre élèves. Tous veulent en effet monter dans les bus. Aussi, les premiers qui se présentent sont pris d’assaut. Une situation pointée du doigt par les parents :

« ce n’est pas normal qu'elle se réveille à 3h du matin pour venir attendre alors qu'il n'y a pas de bus. Les choses ont changé cette année, parce que l’année dernière, ma fille se réveillait vers 4h, et à 5h il y avait un bus, mais là non »

se désole un parent d’élève.


Quand ils le peuvent, et quand ils ont les moyens, des élèves vont en cours en taxi; mais avec les embouteillages, ils arrivent très souvent en retard; d’autres préfèrent rebrousser chemin et rentrer tout simplement à la maison.
 
Dans l'attente d'un transport pour l'école
À 5h30 en ce lundi 31 août, le premier bus qui passe à cet arrêt de bus à Koungou ne s'arrête pas. Colère des élèves. S'ensuit alors un mouvement de foule où quelques pierres vont voler.