L'actualité régionale 15 Septembre

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Un homme interpellé après une alerte à la bombe artisanale à Sainte-Clotilde.
Un homme interpellé après une alerte à la bombe artisanale à Sainte-Clotilde. ©Imaz Press
LA REUNION

Une alerte à la bombe a surpris les habitants de Sainte-Clotilde, un suspect a été interpellé


L’alerte a été donnée via les réseaux sociaux où une vidéo montrait un homme en train de confectionner une bombe artisanale : une bouteille de gaz reliée à une prise électrique. Dans le décor de cette mise scène terroriste se trouvait aussi un tapis de prière et un coran ouvert sur un chevalet. Le tout accompagné du commentaire d’un jeune homme exalté, n’ayant visiblement pas toute sa tête. Il a d’ailleurs été placé en observation dans un établissement psychiatrique avant que la justice n’aille plus loin. Le jeune homme avait déjà été condamné à Paris pour des faits liés au terrorisme ; il était suivi par un juge d’application des peines. Pendant l’intervention des forces de l’ordre et des démineurs, le quartier proche de l’université a été bouclé par la police.





COMORES

Le ministère de la justice va libérer de la place en détention. Certains condamnés pourront bénéficier de remises de peine, en attendant que l’on agrandisse la prison


C’est un établissement vétuste et grandement surpeuplé. Selon les chiffres publiés par le journal « Al Watwan » la prison de Moroni a été construite en 1960, prévue pour 90 détenus, ils sont 212 aujourd’hui. Les conditions sont effroyables. Il y a des cellules sans lumière et sans aération, et des salles communes avec des matelas par terre. L’une d’elle, par exemple, peut accueillir 39 matelas, mais ils sont 86 à l’occuper. Des mineurs sont regroupés avec des adultes. Les rats et les cafards pullulent. Les coins qui servent de toilettes sont dans un état innommable. Plusieurs rapports d’ONG ont dénoncé les conditions indignes de la prison de Moroni. La crise Covid a convaincu les autorités de faire de la place en attendant la rénovation des lieux. Il est bien évidemment impensable de respecter les gestes barrières dans cet établissement qui pourrait se révéler un véritable foyer épidémique, si d’aventure l’administration prenait la peine de tester les détenus et les gardiens.





TANZANIE

Un incendie a ravagé un  pensionnat, causant la mort d’au moins dix enfants


Cela s’est passé à Itera dans le nord du pays. Dans la nuit de dimanche à lundi, le feu a pris dans un dortoir d’internat d’une école musulmane. Le pensionnat abritait 74 élèves. Les pompiers ont pris beaucoup de temps à éteindre le feu. La plupart des pensionnaires a réussi à sortir mais 10 corps ont été retirés des décombres. Ce lourd bilan pourrait être malheureusement provisoire car il manque 3 enfants à l’appel. Les sauveteurs fouillent les décombres à la recherche d’autres victimes. Pour l’heure, on ne connait pas les causes de cet incendie.





MADAGASCAR

Les gestes barrières ne sont pas suffisamment respectés dans les transports


Il y a du relâchement. Des passagers qui ne portent pas le masque, des bus qui ne proposent pas de gel hydro-alcoolique. « L’Etat ne nous a offert qu’une seule bouteille de liquide hydro alcoolique et nous sommes obligés de nous débrouiller » explique un chauffeur de taxi cité par le journal « Madagascar-Tribune ». « C’est cher, une bouteille de 500 ml coûte environ 15 000 Ariary (un peu plus de 3,30€). On déplore aussi l’arrêt des transports trop tôt le soir. Afin de ne pas entasser les passagers des transports, un étalement des horaires avait été négocié avec les chauffeurs pour que l’on ramène des gens jusqu’à 21h00, mais ce n’est pas respecté et la plupart des transports s’arrêtent à 19H00. 170 nouveaux cas ont été détectés le week-end dernier.  





MAURICE

Les résidents se plaignent de la nourriture dans les centres de quarantaine


Les voyageurs arrivant à Maurice sont systématiquement isolés pendant 14 jours dans des hôtels réquisitionnés. Les hôtels louent leurs murs à l’Etat mais ne s’occupent pas de la restauration ni d’aucun autre service. L’administration fait appel à des traiteurs agréés et cela commence à grogner. Des nouilles du riz, du riz des nouilles, des repas pleins d’huile, de la viande servie aux végétariens. Pire encore, il y a eu des cas d’intoxication alimentaire la semaine dernière.  Le ministère mauricien de la santé indique qu’auparavant les repas des hôpitaux étaient servis aux pensionnaires en quatorzaine. Après des plaintes, il a fallu faire appel à des traiteurs ; ça ne va pas mieux visiblement. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles la quarantaine est devenue payante, afin d’améliorer les conditions de cet isolement sanitaire.

 
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