L'actualité régionale 1er Avril

océan indien
Rue l'île Maurice désertée 21 mars 2021
©Indian Ocean News

MAURICE

L’île Maurice prolonge le confinement. Il devait s’arrêter hier à 20H00. Mais la mesure a été reconduite jusqu’au 30 avril, avec quelques allégements pour les commerces

« Est-ce que nous sommes toujours en période de confinement ? La réponse est oui » ; c’est ainsi que le procureur général de Maurice a commencé son intervention hier soir à la télévision, annonçant donc la prolongation de la mesure. Jusqu’au vendredi 30 avril, les Mauriciens auront encore besoin d’une attestation de sortie, ils seront encore soumis au tour alphabétique pour faire leurs courses. Les regroupements de personnes sont interdits. Le masque obligatoire partout, couvrant le nez et la bouche. « Le masque sous le nez est passible d’une amende » a prévenu le procureur. On ré-autorise cependant quelques commerces comme les quincailleries, les salons de coiffures…avec des règles strictes.

Le bureau national des statistiques a montré hier combien les Mauriciens sont gravement touchés par la crise économique depuis un an d’épidémie. Les chiffres révèlent un appauvrissement quasi général.76% des ménages avouent avoir des difficultés à honorer leurs dépenses avec leurs revenus mensuels.

 

MADAGASCAR

Le chef de l’Etat malgache, comme le président français, a du mal à se résoudre à décréter un confinement ; même si tout le monde l’y pousse

La situation de l’épidémie empire très vite à Madagascar. L’arrivée du variant sud-africain, plus contagieux, en serait la cause principale. Le taux de positivité des tests a grimpé en flèche jusqu’à 30%. Les hôpitaux se remplissent. Les moyens de la réanimation sont très insuffisants, Madagascar manque de respirateurs et même d’oxygène. A l’Académie de Médecine, les mêmes spécialistes qui ont réussi à convaincre le président Andry Rajoelina de lancer la vaccination, essaient maintenant d’obtenir de lui un confinement strict d’au moins 15 jours pour donner un coup d’arrêt à la chaine de contamination. Pour le moment le gouvernement s’en tient aux mesures de blocage des frontières, interdiction de circuler, fermeture des églises. Mais à Madagascar tous les témoins affirment que la population s’en fiche.  Les bars et les lieux de fête sont toujours bondés.

 

 

MOZAMBIQUE

Le Portugal s’engage au Mozambique. Une soixantaine de militaires vont être envoyés par Lisbonne. La question d’un soutien français reste en suspens

Soixante hommes, ce n’est pas un soutien décisif pour venir à bout de l’insurrection islamiste, mais c’est un pas important qui est franchi. Le ministre portugais des affaires étrangères a précisé que ces soldats assureront la formation des forces spéciales mozambicaines. Les ministres de la défense français et portugais se parlent. Il y a un mois à l’assemblée, Florence Parly a déclaré « nous sommes en train de voir comment nous pouvons appuyer, par de l’entraînement et de la formation, les forces armées » du Mozambique. « Nous souhaitons pouvoir le faire avec nos partenaires européens », a ensuite précisé la ministre française de la défense. Et elle a ajouté : « nous disposons de forces qui sont positionnées dans le sud de l’océan Indien, à la Réunion et à Mayotte pour pouvoir y contribuer le cas échéant. ». La prudence s’impose pour deux raisons : diplomatiquement il ne faut pas donner l’impression d’une intervention de type colonial destinée à capter le gaz du Mozambique », et puis il faut faire surtout attention à ne pas se retrouver mêlés aux violations des droits de l’homme dont l’armée mozambicaine est accusée sur le terrain.

 

SEYCHELLES

Les Seychelles s’équipent de drones pour lutter contre les pêches illégales

Deux appareils viennent d’être livrés à l’autorité de surveillance des pêches. C’est une mesure d’économie dans cette activité qui mobilise habituellement les bateaux des garde-côtes. Les pilotes de drones seront formés par l’armée de l’air. Ils devront surveiller que les quantités limitées sont respectées par les navires de pêche. On peut aussi vérifier par drone que les pêcheurs ne capturent pas des espèces protégées. Ces techniques sont déjà utilisées ailleurs dans le monde, notamment en Australie et aux Etats-Unis 

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