L'actualité régionale 23 Février

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Le site Nord du CHU de La Réunion.
Le site Nord du CHU de La Réunion. ©Imaz Press

LA REUNION

L’hôpital est sous tension à la Réunion : les lits de réanimation sont occupés à 90%

Initialement, il y avait 60 lits de réanimation au CHU de la Réunion. On a augmenté leur nombre jusqu’à 95. Ils sont répartis entre les hôpitaux du nord, de l’ouest et du sud. Or, 85 lits sur ces 95 sont occupés. Par seulement par des malades Covid. Il y a 45 malades Covid en réanimation actuellement, dont une bonne partie de personnes évacuées depuis Mayotte. Les services se réorganisent pour déprogrammer des interventions chirurgicales afin de laisser de la marge en cas d’afflux supplémentaire de patients. Le préfet de la Réunion déclare que le département est toujours en capacité de recevoir des malades évacués de Mayotte. Mais le projet de procéder à des évacuations sanitaires vers la métropole devient de plus en plus d’actualité. Cela dépendra de l’évolution de l’épidémie à la fois à la Réunion, où elle reste modérée, et à Mayotte où le nombre des contaminations demeure très élevé.

 

 

TANZANIE

Le gouvernement reconnait enfin qu’il y a une épidémie de Covid

La ministre de la santé a déclaré hier qu’il est urgent de prendre des précautions contre le Coronavirus. Le mot « Covid-19 » a même enfin été prononcé officiellement pour la première fois. La ministre appelle les tanzaniens à mettre le masque, à se laver les mains, à garder leurs distances surtout envers les personnes âgées les plus fragiles. Pour l’heure il n’y a aucune règlementation, aucune obligation mais cela ne saurait tarder. En tout cas « il n’y aura pas de confinement » a-t-elle prévenu.

Qu’est ce qui a provoqué ce virage à 180 degrés ? La pression des églises et des professionnels de santé y est sans doute pour une part, alors que les morts par infection respiratoires se multiplient. Le directeur de l’OMS y est sans doute aussi pour beaucoup ; il a lancé à nouveau un sévère avertissement : « De plus en plus de personnes venant de Tanzanie passent les frontières et ont été testés positifs. Ils représentent un danger pour les pays voisins », qui eux font des efforts pour combattre la pandémie. Tout cela a donc fini par faire entendre raison aux autorités. Reste maintenant à savoir si le président Magufuli va modérer ses positions contre les vaccins ; il a même dit le week-end dernier qu’il fallait « se méfier des masques fabriqué à l’étranger qui peuvent infecter les tanzaniens ».

 

 

MAURICE

Le ministre indien des affaires étrangères signe des accords sur la défense, la santé et le commerce

Le chef de la diplomatie indienne reste quatre jours à Maurice avec - Covid oblige - une délégation réduite à seulement 6 personnes. Mais les dossiers sont majeurs : la défense tout d’abord. L’Inde apporte une ligne de crédit de 100 millions de dollars pour que Maurice s’équipe d’un système de radar de surveillance côtière, ainsi que d’un avion, d’un hélicoptère et un bateau d’interception rapide. Il sera sans doute question d’Agaléga, l’atoll mauricien où l’Inde prévoit des installations militaires, un dossier sensible et controversé. Côté civil, 100 000 doses de vaccin sont offertes. L’Inde est un pays producteur. Par ailleurs, des facilités douanières seront proposées aux entreprises mauriciennes pour exporter sur l’énorme marché indien de 1,3 milliards d’habitants.

 

 

SEYCHELLES

Les prisonniers vont planter des oignons, de l’ail, et du gingembre

L’annonce a été faite conjointement par le ministre de l’intérieur et le directeur de l’administration pénitentiaire seychelloise. L’initiative présente un double objectif : produire local, éviter les importations, et offrir une activité de réinsertion pour les détenus. Ce ne sont pas les criminels les plus dangereux que l’on va envoyer dans les champs planter des oignons, de l’ail et du gingembre ; ce sera pour les détenus à faible risque. Des risques, il y en a peu parce que les plantations vont se faire sur une toute petite île à vocation agricole, Coetivy, assez éloignée au sud de l’archipel. Ce n’est pas de l’esclavage : les prisonniers toucheront  une indemnité avec laquelle ils pourront payer les amendes ou les dommages intérêts auxquels ils ont été éventuellement condamnés.