L'actualité régionale 23 Novembre

océan indien
Ouani Anjouan
COMORES

Une personnalité connue de tous les anjouanais est décédée ce week-end à Paris. Il s’agit de Mohamed Abdallah Halidi, plus connu sous le surnom de « Mon Garçon »


Tout le monde l’appelait « Mon Garçon ». Il un était un homme d’affaires, entrepreneur et commerçant reconnu et respecté à Anjouan et dans toutes les Comores. Il était un défenseur du monde de l’entreprise et il n’hésitait pas à affronter les autorités quand il s’agissait de lutter contre les abus de la fiscalité sur les commerces. Selon ses proches, « Mon Garçon » a été victime d’un accident domestique, une mauvaise chute à domicile pour laquelle il n’a pas pu être soigné à temps. Son décès révèle une fois de plus le dénuement scandaleux des hôpitaux aux Comores. Il n’a pas pu être soigné sur place. On a dû l’évacuer  vers Dar es Salaam, ensuite vers Paris et c’est là qu’il est décédé.



MADAGASCAR

Les autorités malgaches rappellent que, pour cause d’épidémie, seule l’île de Nosy Bé est ouverte aux touristes étrangers et que les résidents malgaches n’ont pas le droit de s’y rendre

Tous les vols de rapatriements à Madagascar sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Dans un communiqué, l’ambassade de Madagascar à Paris rappelle que les frontières du pays sont fermées à tous. Qu’il s’agisse des malgaches habitant à l’étranger, ils n’ont pas le droit d’aller voir leurs familles. Les résidents à Madagascar qui se trouvent à l’extérieur -  les  malgaches comme les étrangers - n’ont pas le droit de rentrer chez eux. Un exception est faite pour les diplomates.  Le seul accès ouvert est celui de Nosy-Bé, exclusivement pour les touristes moyennant deux tests avant le départ et à l’arrivée, et un troisième avant de repartir. Ces visiteurs n’ont pas le droit d’aller sur la grande  île ; ils doivent rester à Nosy-Bé pendant tout leur séjour. Les autorités ont éprouvé le besoin de rappeler ces règles car certains pensaient pouvoir profiter de l’ouverture de Nosy-Bé pour d’autres raisons que du tourisme.




MOZAMBIQUE

Un faussaire en tests Covid a été arrêté par la police à Maputo, il se faisait de l’argent en vendant des faux résultats négatifs à des voyageurs


Le jeune homme avec un ordinateur, une imprimante et un petit bagage en informatique avait réussi à trouver un véritable marché chez les voyageurs. Dans toutes les frontières et tous les aéroports on exige des tests négatifs parfois avec des délais que les laboratoires ne peuvent pas tenir. Une petite manipulation « photoshop » lui permettait de changer la date du test, ou carrément l’identité de la personne testée, et le tour était joué pour environ 20€, c’est une belle somme au Mozambique. Il s’est retrouvé en prison dans l’attente d’une condamnation. Cette pratique des faux tests est très répandue dans le monde. Certains pays ont trouvé la parade : le résultat du test est inscrit  sur un Q/R Code infalsifiable.



MAURICE

L'île Maurice a vécu une journée électorale hier dimanche. Il s’agissait de voter pour les « élections villageoises »… sorte de municipales



Plus de 500 000 électeurs étaient attendus aux urnes pour élire les conseillers de pas moins de 130 « villages ». Le terme « village » peut prêter à confusion. Il ne s’agit pas nécessairement d’une petite localité à la campagne. Il y a des « villages » au cœur des grandes villes, en pleine zone urbaine. On n’attend pas de bouleversement politique de ce scrutin. Il s’agit de gestion des services de la vie de tous les jours  dans les quartiers. C’est aussi un scrutin qui permet à un grand nombre de femmes d’accéder à des responsabilités publiques. Depuis hier soir et cette nuit tous  les résultats ont été publiés, jusqu’à plus de deux heures du matin. La participation est plutôt bonne 57,9%.

 
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