L'actualité régionale 30 Octobre

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Nioumachoi, sud de Moheli

MOZAMBIQUE

Les Français ne sont pas seuls à devoir vivre sous la double menace du terrorisme et du Coronavirus. La situation est dramatique au Mozambique. Dans le nord du pays, médecins et infirmiers fuient les attaques islamistes, abandonnant leurs patients


Le journal mozambicain « Opaïs » rapporte qu’au moins une centaine de professionnels de santé, médecins, techniciens, infirmiers ont fui les dispensaires des zones rurales de la province de Cabo Delgado ravagées par les attaques meurtrières des miliciens islamistes « Chababs »  qui se réclament désormais de Daesh. Le résultat de cet exode médical est assez paradoxal : le ministère de la santé n’a plus besoin de recruter des médecins dans les villes qui en manquaient pour soigner les malades Covid. Ces professionnels en fuite viennent renforcer les équipes hospitalières dans la ville de Pemba, et on les répartit dans d’autres localités jusque vers la capitale Maputo touchée par l’épidémie de Covid. Cela au détriment des populations de la province du nord, sans défense face aux terroristes, et également exposées à l’épidémie.  







TANZANIE

Le principal opposant au président sortant rejette par avance les résultats de l’élection de mercredi


Le candidat Tundu Lissu, adversaire du président John Magufuli qualifie le scrutin « d’imposture totale ». « Nous n’acceptons et ne reconnaissons aucun résultat issu de ce processus » qui est celui d’un « gang qui veut rester au pouvoir coûte que coûte. Lors d’une conférence de presse en ligne hier, l’opposant a dénoncé une « fraude électorale d’une ampleur sans précédent » dans le pays. Il appelle ses supporters à des manifestations démocratiques et pacifiques dans tout le pays. De son côté, la commission électorale continue d’égrener des résultats de législatives où l’on constate que le parti au pouvoir a remporté des sièges traditionnellement acquis à l’opposition. On s’attend à une proclamation de la victoire du président sortant.




COMORES

L’île de Moheli est désormais classée par l’UNESCO parmi les réserves naturelles de la biosphère mondiale. C’est une bonne nouvelle pour le tourisme, mais cela comporte des obligations


Mohéli est sans conteste l’île la plus préservée de l’archipel des Comores. Il y a peu d’habitants – un peu plus de 30 000 ; les plages et les forêts sont plutôt en bon état. Le sud de l’île, la région de Nioumachoi offre un décor de montagnes, de lagons, d’îlots et de mangrove. C’est un parc marin. On ne peut pas en dire autant de toute l’île où faute de moyens de collecte on entasse les ordures sur les plages, les déchets jonchent les rues de la petite capitale Fomboni. Le classement de l’Unesco va sans doute doper le tourisme, à condition d’investir. Un nouveau projet d’hôtel respecteux de la nature est en cours dans le sud. Mais il faut aussi des liaisons aériennes fiables, des routes praticables, un port, un hôpital, de l’électricité… Tout ce qui manque pour rendre ce paradis réellement attractif.







MAURICE


Un petit éleveur mauricien peut dire « merci Facebook ! ». Grâce au réseau social, il a pu récupérer ses moutons et ses cabris qui avaient été volés


Zaidullah – c’est son nom – en arrivant sur son élevage sur les flancs de la Montagne des Prêtres au-dessus de Port Louis,  a trouvé sa clôture endommagée, et il s’est mis à compter et à recompter ses chèvres et ses moutons. Le compte n’y étant pas, il est allé porter plainte au commissariat. Et puis il a publié quelques photos de ses animaux – six moutons et trois chèvres - sur Facebook. Son post a porté ses fruits. Un homme ayant acheté ces animaux a pris contact. La police est maintenant à la recherche de l’homme qui les lui a vendus. Qu’est ce qui ressemble plus à un mouton ou un cabri, qu’un autre mouton ou un autre cabri ? Mystère, en tout cas leur photo sur Facebook a permis de mettre fin au délit.

 
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